Cellule PCF à Pays de Courpière : :

de la patate à la transformation sociale.

Le prix moyen des fruits et légumes flambe. Manger bio coûte cher. La grande distribution gonfle ses marges malgré les importations massives. Les producteurs peinent à rémunérer leur travail. La recommandation de consommer cinq fruits et légumes par jour reste vaine pour près d’un français sur deux… Or, l’’alimentation devrait répondre avant tout aux besoins humains et non à ceux des spéculateurs.


31 janvier 2014

L’alimentaire est un sujet extrêmement délicat tant les décisions politiques qui le concernent et les aléas économiques qui l’affectent conditionnent notre quotidien. En effet, si le prix des fruits et légumes a augmenté de plus de 17 % en moins d’un an, nous avons assisté dans le même temps à une baisse sensible du pouvoir d’achat des Français. Les familles les plus fragiles financièrement n’ont pas les moyens de bien se nourrir.

C’est fort de ce constat que la cellule PCF du Pays de Courpière (35 adhérents dont 17 nouveaux venus depuis 2011, 8 depuis le début 2013) a pris l’initiative d’organiser, pour la quatrième fois, le 9 novembre 2013, une vente solidaire de fruits et légumes locaux. 200 familles du bassin thiernois ont pu profiter de la vente à prix coûtants de près de 3,5 tonnes de denrées alimentaires.

Loin de ne constituer qu’un coup d’éclat éphémère, cette initiative est à la fois un acte de pédagogie militante et une mise en œuvre, en un temps et en un lieu donné, du projet de transformation sociale communiste. Une telle démarche permet en effet une sensibilisation des populations sur la situation de l’alimentaire en France. Elle permet, dans le même temps, d’y apporter une réponse constructive, de nature à permettre la mise en circulation dans l’espace public de nos propositions. La preuve par l’acte, bien manger peut-être l’affaire de tous.

Une telle initiative est aussi une action de solidarité avec les producteurs agricoles locaux. Si le milieu agricole est l’un des plus exposé à la crise il subit en outre, plus que jamais, les excès des grands groupes agro-alimentaires, et plus encore ceux des réseaux de la grande distribution (pensons aux tomates, payées 10 % moins chères aux producteurs alors même que leur prix sur les étals a crû de 7 % dans les rayons des supermarchés).

Parce que dénoncer ne suffit pas, le PCF avance un ensemble de propositions afin de convaincre qu’une alimentation saine, de qualité, relocalisée est accessible à tous :

- Un encadrement des marges de la grande distribution grâce à l’application de l’article L-611-4-2 du Code Rural, qui propose la mise en place d’un coefficient multiplicateur entre le prix d’achat et le prix de vente des produits agricoles.
- La taxation des importations abusives qui écrasent les productions locales.
- La planification de la production.
- La régulation les marchés (par exemple en définissant des calendriers d’importations)
- La préservation du foncier, et le soutien des exploitations et des filières les plus fragiles.
- Enfin, le PCF se prononce pour obliger les distributeurs à indiquer l’origine des produits agricoles mais aussi à définir de nouvelles normes à l’importation (qui étaient jusqu’à lors moins contraignantes que celles imposées à l’exploitation française).


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