Voeu des élus communistes au conseil municipal de Cournon : Il faut réhabiliter les « Fusillés pour l’exemple »

A la veille des commémorations de l’armistice du 11 novembre 1918, à la veille du 100ème anniversaire du déclenchement de la grande guerre et à l’initiative du groupe Front de Gauche de Cournon d’Auvergne, le conseil municipal réuni le 07 novembre 2013 a un geste fort en émettant (et voté à l’ unanimité) un vœu pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple.
Voici le texte original du vœu :


13 janvier 2014

Alors que se préparent les commémorations de l’armistice du 11 novembre 1918, alors que l’état, des institutions et les collectivités territoriales préparent le 100ème anniversaire du déclenchement de la grande guerre, il est indispensable que les « fusillés pour l’exemple » ne soient pas oubliés. Ces hommes qui ont été exécutés sommairement et dont la réputation a été ignominieusement salie ont droit eux aussi à ce qu’on leur rende hommage.

Durant la première guerre mondiale, 2400 soldats français ont été condamnés lors de jugements expéditifs et arbitraires, rendus par des conseils de guerre spéciaux, pour refus d’obéissance, abandon de poste ou mutinerie rendus par une « justice » accélérée, arbitraire et sauvage dans des conseils de guerre spéciaux, institués dans le cadre de l’application des décrets du 2 août et du 6 septembre 1914. Il fallait faire des exemples et imposer une discipline de fer afin que les hommes deviennent docilement de la chair à canon.

Sur un front qui n’était qu’un immense charnier, sous les obus et la mitraille, des hommes ont eu peur, ont refusé de partir à l’assaut, de tuer ou encore d’obéir à des ordres absurdes donnés par des officiers paniqués. À ces condamnations sommaires s’ajoutent les exécutions sommaires ou les soldats sacrifiés dans des expéditions sans retour.

741 d’entre eux ont été fusillés pour l’exemple. Ces « fusillés pour l’exemple » sont morts pour la France et par la France. Ils n’étaient pas des lâches comme les autorités militaires ont voulu le faire croire. Ils se sont insurgés devant l’hécatombe, contre les échecs répétés des assauts sous la mitraille.

Il est temps de reconnaître la mémoire de ces soldats qui sont allés jusqu’à l’extrême limite de leur force et de leur humanité. Tous ces hommes ont été injustement dépossédés de leur honneur. Il appartient à la République de la leur rendre et de réparer cette injustice comme le demandent leurs descendants et nombre d’associations.

Alain CATHERINE
Section COURNON


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