Libération d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponnier : :

« Une formidable nouvelle »

Enfin libres ! Quel soulagement ! 18 mois de souffrances, d’inquiétudes, de craintes et de faux espoirs prennent fin ! Rendons hommage à tous ceux qui se sont battus pour que cette issue heureuse devienne possible : les familles, les amis et aussi à tous ces anonymes qui ce sont mobilisés et qui ont dépensé leur temps sans compter. Avec cette formidable nouvelle, l’heure doit être plus que jamais, dans cette partie du monde, à la recherche de la paix et d’une solution durable pour le peuple afghan.


5 juillet 2011

Notre joie d’accueillir les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier est à la mesure des journées d’angoisse, de doute, d’inquiétude que
nous avons connues sur leurs conditions de détention, sur leur santé, sur leur avenir.

Nous la partageons avec leurs familles, leurs proches, leurs camarades de travail, eux aussi libérés, et avec nos concitoyens dont la mobilisation fut exemplaire. Nous leur disons toute notre admiration. Ils entrent malgré eux dans le petit panthéon des grands journalistes dont on retiendra le nom. Ils ne l’ont certes pas souhaité. Mais les ennemis de la liberté l’ont ainsi voulu.
Certes, ils connaissaient les dangers de la quête de l’information. Mais leur acte courageux est aussi la condition pour que chacune et chacun d’entre nous connaisse des réalités, des vérités. Informer ses semblables, c’est leur permettre de devenir citoyens. Cacher l’information comme le font tous les dictateurs et terroristes de la planète rabaisse les individus au rang de sujets. Cette épreuve extrêmement douloureuse nous rappelle que l’indispensable métier de grand reporter comporte des risques. Mais c’est là aussi que nous avons le devoir de rappeler que la liberté de la presse, la liberté d’informer doit être défendue à chaque instant comme la qualité de l’air que nous respirons.

En ce sens, nous ne pourrons jamais partager des déclarations du pouvoir contre le travail de nos confrères. Rappelons que les conventions de l’ONU demandent à chaque État de garantir la liberté de ses journalistes. Notre monde pourtant si moderne, où l’information circule instantanément, serait-il devenu une telle jungle qu’on n’y aurait plus le droit d’être informé convenablement ? Certes, de nombreuses questions devront être débat¬tues et élucidées dans les semaines à venir. Qui a retenu ces journalistes prisonniers ? Pourquoi tant de temps pour obtenir leur libération ? Et pourquoi la liberté aujourd’hui ? Se poseront aussi des questions fondamentales sur les raisons et la nature de l’engagement de la France en Afghanistan.

Pour l’heure, sans oublier ces enjeux, seul compte le bonheur que chaque femme et homme, épris de liberté, ressent. Nous n’oublions pas tous nos autres compatriotes retenus d’une manière ou d’une autre injustement à travers le monde. Que leurs lourdes chaînes soient à jamais brisées. Que partout et pour toutes et tous triomphe la liberté.


Je contribue
La contribution

forum info modere