Communiqué de presse :

Soutien aux salariés d'Aubert et Duval

Le mois dernier, le directeur d’Aubert &Duval prétextait que l’entreprise traversait une année de crise, et devrait « courber l’échine » pour supprimer 80 emplois. Aubert & Duval est une filiale à 100% du groupe ERAMET qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires consolidé de près de 4 milliards d’euros, permettant le versement de 221 millions d’euros à ses actionnaires en 2012.


17 novembre 2014

En juin 2014, ce même groupe a bénéficié de la somme de 1,9 Millions en fonds FEDER et en aide exceptionnelle du Conseil régional d’Auvergne. Il s’agissait de financer le projet Ecotitanium visant à créer un outil de recyclage du titane. Le Conseil général du Puy-de-Dôme et l’Etat ont également versé de l’argent public à l’entreprise pour son projet.

Seuls les groupes Front de gauche et EELV au Conseil régional s’étaient opposés à l’époque au versement de ces aides économiques, considérant que « les collectivités ne sont ni des banques ni les esclaves de groupes financiers et industriels sans scrupule ».

La situation actuelle d’Aubert & Duval montre que ce n’est pas l’emploi qui coûte cher mais bel et bien le coût du capital, au regard du pactole gagné par les vautours de la finance. L’emploi ne peut pas être considéré comme une variable d’ajustement.

Au lieu de procéder à un douloureux plan social, la direction du groupe ERAMET serait plus inspiré d’investir dans le développement du secteur de l’acier en plein essor en mettant les moyens sur l’innovation, la création d’emplois et de richesses. Notre pays et notre région ont besoin d’une industrie capable de faire vivre et rayonner nos territoires.

La dernière note de conjoncture de l’INSEE pour l’Auvergne, laisse apparaître une situation économique assez dégradée. Les secteurs de la construction et de l’industrie sont impactés par une dégradation de l’emploi, s’accompagnant par une hausse du chômage (+0.1%) en Auvergne. De nombreuses entreprises, essentiellement des PME et des TPE, voient leurs activités réduites, dû à la baisse de la commande et à la forte contraction des mises en chantier dans la construction.

Au regard de la situation dégradée de l’industrie régionale et des menaces qui pèsent sur l’avenir de trop nombreux emplois, la Fédération PCF du Puy-de-Dôme déplore les attitudes irresponsables de ces grandes entreprises obsédées par la rentabilité financière.

Par conséquent, solidaires des salarié-e-s en lutte, nous demandons à la direction de l’entreprise de revenir sur ce plan social. Nous demandons aussi au Président de la République, au Gouvernement et à la représentation nationale :
• De légiférer en urgence et de présenter au Parlement un texte visant à interdire les licenciements boursiers ;

• D’exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d’au moins un des deux derniers exercices comptables ;

• D’interdire aux entreprises qui ont bénéficié d’aides publiques de réaliser des licenciements boursiers sous peine de remboursement de celles-ci.

Cyril CINEUX,
Secrétaire départemental du PCF 63

Eric DUBOURGNOUX,
Président du Groupe Front de Gauche au Conseil régional d’Auvergne
et député suppléant d’André Chassaigne

Boris BOUCHET,
Responsable du PCF Riom

Michel LUCOT,
Responsable du PCF Besset-Issoire


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