Pascal ESTIER :

Services Publics

Même si aucune zone de la Région, urbaine ou rurale, ne doit être oubliée, lorsque l’on aborde la question des services publics, je commencerai cet article de Regards par mon positionnement et ma pratique, à la fois, d’élu et de représentant du Collectif de Défense et de Développement des Services Publics en Combrailles, dans les rapports étroits que j’entretiens, dans ce territoire, avec sa population.


26 février 2010

Même si aucune zone de la Région, urbaine ou rurale, ne doit être oubliée, lorsque l’on aborde la question des services publics, je commencerai cet article de Regards par mon positionnement et ma pratique, à la fois, d’élu et de représentant du Collectif de Défense et de Développement des Services Publics en Combrailles, dans les rapports étroits que j’entretiens, dans ce territoire, avec sa population.

Une population si facilement atteinte et touchée par la politique de la majorité actuelle, parce qu’elle est plus disséminée, éparpillée et qu’elle appartient à des collectivités plus petites, plus isolées aussi, parce que l’Etat y plie bagage d’année en année, et parce que le travail au quotidien de leurs élus n’est pas toujours suffisamment politique, s’il ne se perd pas dans la résignation.

Il faut dire que la tâche de ces élus n’est pas simple et qu’il faut une volonté de fer ( et de faire ) pour s’arc-bouter, tous les jours sans exception, contre les attaques violentes que les pouvoirs d’état, la majorité, le Gouvernement, le Président omnipotent assènent au cadre de la vie communale, de la vie collective, de la vie des citoyens.

Un cadre, dont les services publics, depuis 1945, assurait la solidité, et qui aujourd’hui vole en éclats, moins de 65 ans plus tard, moins que le temps d’espérance de vie d’un homme.

C’est peu à l’échelle des ambitions politiques d’une société.

C’est très peu à l’échelle de l’Histoire, et nos enfants et petits-enfants sauront faire, espérons le, si nous nous employons à la tâche, l’analyse du massacre que la volonté et l’action ultralibérales et la seule notion comptable voulaient faire subir à la société.

Il y va de notre responsabilité de sauver et d’améliorer ce cadre, au sens collectif et au sens public, parce qu’il appartient à tous les habitants de ce pays, contribuables aussi.

Il faut revendiquer la notion que le Service Public est le patrimoine de tous et d’abord le patrimoine de ceux qui n’ont rien.

Ce cadre appartient, à l’Ecole, à la Poste, à l’Hôpital, dans les secteurs de la protection sociale, de l’énergie, du transport…, à tous les citoyens et citoyennes, quelle que soit la taille de leur commune de résidence, dans l’organisation démocratique de la République.

Il faut faire ici le parallèle avec la question actuelle des réformes des collectivités.

C’est bien l’idée de cette organisation démocratique que Sarkozy veut faire exploser, par les modifications des scrutins et des représentations d’élus, et à laquelle il veut couper les moyens, par la suppression de la taxe professionnelle notamment, dont le montant récupéré par les grands groupes, pas par le petit artisan local, restera douillettement placé et replacé dans les arcanes du CAC 40 et de la redistribution entre nantis.

Il ne servira plus jamais, comme impôt, à la contribution de solidarité et à l’organisation des territoires des collectivités ; il ne servira pas non plus, ne nous leurrons pas, à l’investissement et au développement sur le territoire français.

Que gagneront les collectivités dans cette réforme ? Rien ! Que gagneront les hommes et l’humanité ? Rien !

Que gagnera le projet d’une société qui se dessinerait à la hauteur de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, à la hauteur du courage et de la lucidité qu’ont eu, en 1945, les membres du Conseil National de la Résistance, en relevant des ruines et misères de la guerre, la France, dans une perspective philosophique hautement humaniste ? Rien Sarkozy veut faire oublier l’Histoire !

Sarkozy veut la peau de la République !

Sarkozy veut la peau des collectivités, siège de la Démocratie et de l’expression citoyenne !

Et Sarkozy, comme arme de la guerre sociale qu’il entretient, veut la peau des services publics !

Pour isoler encore plus chacun, hors de la considération collective, et en premier lieu les plus démunis, dans une précarité qui sacrifie l’Humanité pour ( contre ) le pouvoir du fric, la privatisation et la loi de la jungle ultralibérale, cautionnée par une politique européenne supérieure, qui veut que la moindre parcelle de vie soit soumise au marché et à la rentabilité.

Le combat que nous avons à mener aujourd’hui, comme nos aînés clairvoyants et courageux, est d’entrer en Résistance.

Ce combat, parce qu’il est juste pour l’Homme et que l’Histoire ne peut se permettre de bégayer, doit devenir l’affaire de chacun des citoyens, dans une prise de conscience plus qu’urgente.

Ce combat est aussi, dans le rassemblement et dans le vote, l’affaire du peuple.

Et le peuple doit dire haut et fort, aujourd’hui, demain dans les urnes, qu’il ne veut pas se faire voler, ni la Démocratie, ni la République.

La liste du Font de Gauche « L’humain avant tout » rassemble les éclaireurs d’une vie collective meilleure en Auvergne ; soyons le plus nombreux possible le 14 Mars prochain.


Je contribue
La contribution

forum info modere