Sécu & financement de la protection sociale

Une seule logique : les Besoins Humains !


Il y a urgence à opposer, pied à pied, la logique des besoins de santé dans
leur totalité à la logique comptable qui régit aujourd’hui tous les aspects de
notre vie. Face au diktat de la « règle d’or des 3% de déficits des budgets
publics » dont les comptes de la Sécurité sociale : les besoins en matière
de santé sont immenses, diversifiés, impérieux !

L’état de santé des populations se détériore. Au deux « bouts de la vie »,
notre système de santé publique n’assure plus ! La France figure désormais
au 17e rang européen pour la mortalité infantile avec 3,9 décès pour 1000
naissances vivantes ; pour la première fois depuis des décennies, la vie en
bonne santé après l’âge de la retraite diminue !


14 novembre 2012

Nous constatons la mortalité prématurée des hommes, un taux de suicide
parmi les plus élevés de l’Union européenne, une incidence de cancers
plus forte qu’ailleurs ; le nombre de nouvelles infections par le VIH
reste élevé. La consommation de médicaments est la plus forte d’Europe.
Et fait hautement significatif : le nombre d’accidents de travail graves –
3788 pour 100 000 travailleurs (chiffres 2008) – est le plus élevé d’Europe
 ! Enfin, nous devons déplorer que près de 30% de personnes
renon cent aux soins, dont les jeunes et les millions de salarié-e-s chômeurs,
précaires, personnes âgées, isolées…

Plus d’enfants, plus de personnes âgées : c’est bon pour une société humaine, basant son développement sur les solidarités intergénérationnelles ! Mais cela devient incompatible avec la recher che du profit à tout prix !

Ainsi la prise en charge des besoins de santé devient un marqueur essen -
tiel pour une politique vraiment de gauche. Le seul raisonnement possible
pour apprécier et développer les besoins et les moyens de finan cement de la protection sociale : l’Humain d’abord !

Aujourd’hui, il doit être à la mesure des exigences portée par la volonté majoritaire de mieux vivre sa vie :

• des dépenses de santé remboursées à 100% par la Sécurité sociale ;
• la retraite pleine et entière à 60 ans ;
• l’accès de l’hôpital public partout sur tout le territoire ;
• une politique familiale active préservant et promouvant les droits des
femmes dont celui du travail ;
• une prise en charge à 100% par la Sécurité sociale de la perte d’autonomie
tout au long de la vie.

Voilà autant de repères pour faire imploser la gestion actuelle de notre
protection sociale, gangrenée par l’objectif de baisse de dépenses de santé
prises en charge solidairement.

Les questions de financement doivent devenir l’affaire du plus grand nombre.
Elles représentent l’un des leviers principaux pour mettre en échec les
politiques austéritaires inscrites dans le Traité budgétaire européen, dont la
principale cible est bien notre système de protection sociale.


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