Cellule des cheminots communistes :

Réforme du Ferroviaire : usagers, élus, contribuables tous concernés, tous mobilisés pour le service public !

En présence d’Eric Dubourgnoux, président du groupe Front de Gauche au Conseil Régional d’Auvergne, plus d’une vingtaine de camarades ont nourri le débat, principalemnt axé autour de la réforme du Ferroviaire initiée par le gouvernement sur des bases plutôt libérales et issues notamment des conclusions de Nathalie Kociusko Morizet lors des assisses du ferroviaire fin 2011.


31 mai 2013

En effet, sous prétexte de réintégrer RFF (Réseau Ferré de France), le gouvernement démantélerait encore plus le systéme ferroviare avec le projet de 3 EPIC (établissement public Industriel et commercial) :
- 1 EPIC GIU (INFRA + RFF + SNCF)
- 1 EPIC Transport (SNCF)
- et un EPIC pour chapeauter le tout qui rassemblerait les personnels RH, administratifs, ...

Ainsi les quelques 150 000 cheminots français seraient dispatchés dans ces 3 structures. 
Pour le PCF et les organisations syndicales en particulier la Cgt, prétendre réunifier le systéme ferrovaire en explosant la SNCF reléve d’une supercherie grotesque. L’Etat doit assumer ses responsabilités dans l’améngement du teritoire. Oui, il faut un Etat fort, stratége et financeur qui garantisse à tous les droits fondamentaux et notamment l’accés au transport. C’est pourquoi, à l’image de l’Allemagne, l’Etat doit reprendre à son compte la dette du ferroviaire dont il est pleinement responsable puisque c’est lui qui a contracté des prêts à des taux exhorbitants pour le développement du TGV.
En outre, les camarades, à commencer par Eric Dubourgnoux ont pointé avec clairvoyance les menaces pour la Région Auvergne dont l’activité ferroviaire est trés largement dépendante du TER. Acter une nouvelle étape de régionalisation qui détournerait l’Etat de ses responsabilités et qui isolerait les Régions, pour la plupart asphyxiées financiérement, sonnerait le glas du service public SNCF dans le Massif central et ailleurs.

D’ailleurs, le fameux projet TGV qui fait couler beaucoup d’encre et sert de tribune aux socialistes comme à l’UMP, serait retardé de plusier décennies, c’est à dire pas avant 2050 !
Pourtant des solutions existent pour que la SNCF réponde pleinement aux attentes de la population et aux besoins de la Nation :
- Mettre en oeuvre une réforme fiscale pour remettre la main sur les richesses subtilisées par la finance et la classe dominante,
- renationaliser les autoroutes et remettre en cause le défiscalisation dont bénéficié le transport routier tout en s’attaquant également au dumping social qui ravage cette corporation,
- créer un pôle public financier pour réorienter le crédit en faveur de l’humain avec une épargne populaire qui pourrait soutenir les investissements en faveur des infrastrutres de transport, notament pour le rail appelé à se développer fortement,
- mener la bataille en France et au niveau européen pour que ce soient les logiques de coopération qui priment et non celles de la concurrence.

Comme le soulignait, Eric Dubourgnoux, avec d’autres camarades, exigeons un bilan des libéralisations et de ce qu’elles ont côuté sur le plan économique, social et environnemental que ce soit en France, au Royame Uni ou dans toute l’Europe.
Ne cédons rien au capital qui veut tout absorber pour se faire du fric sur le dos des travailleurs.
Pour conclure, les cheminots sont appelés à agir par la gréve aux alentours du 13 juin pour remettre la SNCF sur la voie du service public. Mais ce combat qui interesse toute la société, les cheminots ne le gagneront pas seuls. C’est pourquoi aprés les succés des manifestations du 1er et du 5 mai, tous ensemble on amplifie la mobilisation pour que ca change vraiment en France et ailleurs.

Pierre MIQUEL


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