Réunion du 18 décembre 2010 :

Rapport introductif et Compte rendu

Section Duclos


6 janvier 2011

Rapport d’introduction.

Chèr(e)s Camarades,

Merci de votre présence d’autant plus que j’ai oublié d’envoyer les convocations, en cette fin d’année, le monde social est en ébullition chacun d’entre nous peut mesurer le rejet de la politique Sarkozyenne.

L’agitation médiatique est à son comble, dans les journaux on ne passe pas un jour sans voir la photo d’un élu qui vient à la soupe.

Toute cette agitation médiatique ne peut masquer le réel mal être de notre démocratie. La menace d’une droite fascisante est aujourd’hui à l’ordre du jour, combien de nos concitoyens ont pour refuge les brumes d’une république autoritaire et sécuritaire qui dans l’inconscient collectif les protégeraient d’une menace entretenue de l’étranger venu manger le pain des Français.

Dans nos communes les inégalités sont criantes, les quartiers délimitent de véritables ghettos, l’humanité publie une enquête dont je vous livre quelque passage :

« Les premières conclusions du rapport 2010 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ZUS), ces 751 quartiers retenus par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville. Satisfaisait le gouvernement annonce une avancé contre le chômage, une avancée contre la misère […]

Une vision idyllique sans rapport avec la réalité, terrifiante, décrite par l’Observatoire des inégalités ; Chômage atteignant des sommets, pauvreté largement partagée, réussite scolaire plombée, insécurité grandissante sont le lot des populations de ces quartiers de relégation. 43 % des jeunes hommes actifs qui vivent dans les ZUS sont au chômage. Ils étaient 41,7 % en 2008. L’aggravation du phénomène touche plus fortement encore les jeunes femmes : elles sont 37 % sans emploi, elles n’étaient « que » 29,6 % en 2008. Malgré des taux colossaux de chômage, la situation continue à se dégrader. Plus inquiétant encore : les diplômes qui, jusqu’ici, protégeaient du chômage n’ont plus cette vertu. Chez les jeunes hommes, marqués par « une extrême difficulté d’insertion » relève l’Observatoire, les diplômés subissent le même sort que leurs homologues moins formés.
Au total, dans les ZUS, le taux de chômage s’est établi en 2009 à 18,6 %, contre 16,9 % en 2008. Il dépasse largement le taux de 17,2 % enregistré en 2003 au moment de la mise en place de la loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dont l’objectif était de réduire significativement les inégalités en banlieue sur une période de cinq ans.

Malgré le renouvellement de la population dans les ZUS – 7 % des habitants quittent ces quartiers chaque année –, ces zones concentrent toujours plus de pauvreté car ceux qui partent sont remplacés par des habitants en plus grande précarité encore. Le phénomène de ghettoïsation se poursuit inexorablement. Dans ces îlots de pauvreté, la délinquance fleurit. Oublié le Karcher présidentiel. Le rapport signale une hausse significative des faits de délinquance : incendies volontaires de voitures et de poubelles, atteintes à la personne + 7 %,(source, l’huma du vendredi 17 décembre 2010). »

Les fêtes de noël semblent posées un voile pudique sur la misère d’un monde que nous côtoyons le long de nos trottoirs, pourtant les signes avant coureur d’une bataille sont en place.

Les ambitions refoulées de certains se font jour, battus aux municipales, tout est bon pour rejeter l’expression populaire aux yeux de ces élus socialistes. L’exemple vient de haut : on rejette l’expression des urnes quand elle n’est pas conforme aux directives du château (l’Europe rejetée par les citoyens est imposée au peuple par une astuce parlementaire, l’expression des représentants de la nation est foulée au pied). Les bornes sont aujourd’hui franchies la république est en danger, la démocratie ne pourra survivre, le fruit au goût amer de la guerre civile n’est pas loin d’éclore.

C’est bien dans le domaine de l’emploi, des salaires, et de la lutte contre la ghettoïsation que nous devons porter plus que jamais notre action.

Comment interpeller les citoyens de nos villes ? Comment proposer aujourd’hui un programme qui intègre : sécurité, partage des ressources et mobilisation du plus grand nombre contre l’égoïsme qui va entrainer une catastrophe civile digne des années les plus noires, la monté d’un fascisme ordinaire doit être prise très au sérieux.

Bichon Roger

Compte rendu réunion samedi 18 décembre 2010,

un fort débat entre nous quelques points saillants.

Le débat commence ; par un rappel que le FN sert d’épouvantail aux élus de droite, et fait le jeu du vote utile qui nous a toujours était contraire. « Développons nos idées ».

La monté du fascisme se greffe sur plus de misère, plus d’injustice, la crainte des extrêmes. Même si l’on perçoit une craite des extrêmes, un racisme latent se développe. « Ne promulguons cette pub faite au FN qui devient préoccupante. »

Nous avons des valeurs à défendre, rappel de nos valeurs, problème d’éducation, se dit choqué par les réactions des citoyens face au défi d’aujourd’hui et celui de 2012.

Le fascisme passe non par marine mais bel et bien par Sarko. Le front de gauche n’a pas gagné, il rencontre peu d’enthousiasme chez les élus suite aux premières élections partielles. La droite maintient ses idées pour 2012, basées sur le sécuritaire et le repli identitaire, encore que le FN soit en mesure de gagner.

Comment ne pas parler d’une fascisation de notre société quand on voit les attaques contre la justice et la justification par le ministre d’acte totalement contraire aux lois qui régissent notre civilisation par des policiers. Depuis des mois nous assistons à une monté du racisme, un rejet de l’autre et le regroupement de classe sociétale aux intérêts convergents. La démolition systématique des services public, la volonté d’affaiblir l’ensemble des contres pouvoirs que sont les organisations syndicales et les associassions de citoyens, la mise en coup réglé des médias permet de contrôlé une masse importante de gens.

Les services sociaux dans les villes n’ont plus les moyens suffisants pour répondre aux demandes. Réfugiés, migrants, accidentés de la vie se retrouvent dans la rue. En 1954 un curé fonde Emaus, en 1998 un clown fonde les restos du cœur, aujourd’hui les associations se battent pour faire survivre l’ensemble d’une population laissé pour compte. Quel peut être notre action avec les élus ou groupe communiste ?

Il faut faire des propositions, se battre pour faire émerger une possible alternative au capitalisme dans le peuple. Nous devons créer au travers du front de gauche une nouvelle dynamique porteuse d’espoir et de changement. « Faisons-nous un Quid du Candidat possible ? ». Le sujet de la candidature est difficile voire polémique. « S’il ne tenait qu’à nous Chassaigne serait président ! »

Le sujet des cantonales est abordé ; la proposition de Gérard Bohner comme suppléant de Christine Thomas fait l’unanimité, pour ce qui est du canton de Chamalières la candidature de Magali Bouchet est préférée à Madame Dolly.

L’assemblée sollicite la venue de Germaine pour expliquer la situation financière et le montage financier des élections à venir.

La section décide d’un rendez-vous festif au moulin à Ceyrat le 28 mai 2011, une commission sera créée, les volontaires peuvent s’écrire dès maintenant.


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Posté le dimanche 23 janvier 2011 par carola
Rapport introductif et Compte rendu

bonsoir, bon, il faudrait quand même donner à comprendre ce qui se passe au Front de Gauche. Un JLM qui se présente dans la précipitation (il reste talonné par Besancenot) et concurrencé dans la forme de son discours par la fille Lepen. Il ne décolle pas dans les sondages, ce qui laisse craindre le pire pour le PCF. Je rappelle que 80 membres du CN du PCF ont voté pour JLM et moins de 40 contre.

Que va devenir le PCF dans de telles conditions ? Pierre Laurent intervient, paraît-il, au nom du groupe européen GUE, mais silence en France. Il a rien à dire. Pourtant, je ne vois que des communistes dans le monde syndical et associatif.

Alors que se passe-t-il au PCF du Puy de Dôme ?

fraternellement