Conférence de presse :

REPONDRE AUX BESOINS DES HABITANTS, CONVAINCRE ET RASSEMBLER A GAUCHE

Les prochaines élections municipales se profilent dans un contexte social et économique particulièrement lourd pour les ménages. La poursuite des politiques d’austérité en Europe affaiblit notre pays, tourne le dos aux besoins et aux attentes des peuples, tant sur le front de l’emploi, qu’en matière de protection sociale, du mieux vivre ensemble et des réponses aux besoins du quotidien. Une majorité de Français ayant voté pour le changement ne se retrouvent pas dans les choix du Président de la République et de son gouvernement. Le projet de budget de l’Etat et de financement de la sécurité sociale pour 2014, comme la nouvelle réforme des retraites, accompagnent en effet, une fois de plus, les désirs du MEDEF au nom de la nouvelle religion de la « compétitivité », de la baisse du « coût » du travail... Et le changement n’est pas au rendez-vous !


4 octobre 2013

En actant un nouveau transfert massif de la contribution des entreprises à la solidarité nationale et aux ressources de l’Etat vers les ménages, cette politique impacte directement leur pouvoir d’achat et leurs conditions de vie. Ainsi à titre d’exemple, le produit de l’Impôt sur les sociétés (IS) devrait baisser de 17,3 milliards d’€ quand celui de l’Impôt sur le revenu va croitre de 4 milliards d’euros. Les collectivités territoriales, au premier rang desquelles les communes, sont ainsi gravement attaquées, avec des moyens en constante diminution, alors même que les besoins sociaux explosent.

Les communes constituent pourtant les derniers remparts contre la crise et les politiques d’austérité. Les villes et villages constituent aussi le maillon essentiel de la démocratie de proximité, avec des élus locaux au plus proche des réalités sociales, relais des besoins du quotidien. Se loger, se nourrir, donner une bonne éducation à ses enfants, se déplacer, avoir des loisirs, des vacances, faire du sport et avoir accès à la culture sont au centre des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens et des actions des municipalités.

Pour les communistes, la place des communes et le sens de l’action des futurs élus municipaux dans la vie politique de notre pays est déterminante pour construire d’autres réponses à la crise, en mettant au centre des préoccupations politiques l’Humain, la solidarité et le partage. Conscient de cet enjeu, notre priorité est d’empêcher le maintien, ou le retour de la droite et de son extrême, aux responsabilités. Après 10 années d’une droite qui s’est attaquée à détruire toutes les solidarités, à rayer de la carte les services publics locaux comme nationaux, à traîner en justice des syndicalistes ou des associatifs qui avaient eu le tort de se révolter et à monter les citoyens les uns contre les autres, un tel scénario enfoncerait plus encore notre pays dans la crise.

Dans les échanges que nous avons avec toutes les autres forces de gauche, nous réaffirmons en permanence notre positionnement : la gauche doit servir de rempart contre l’austérité, pour porter des projets répondant non pas aux aspirations de la finance, mais à celles des habitants. Transports, logement social, présence des services publics, vivre ensemble, action sociale, démocratie locale…il s’agit de réponses concrètes à construire avec les habitants.

Ma commune, j’y tiens.


Les Françaises et les Français sont attachés à ce lien de proximité et à cette exception française avec ses 36 000 communes. En effet, chaque commune a sa propre histoire, son propre vécu, son identité propre construite au fur et à mesure du temps, du partage, des événements qui ont jalonné la vie de la cité. Ainsi, l’histoire d’une commune ne se bâtit pas sur un simple scrutin électoral, elle se tisse dans la durée. Thiers et sa coutellerie ne font qu’un, les villages de la Limagne ont un rapport à l’agriculture complètement différent de Rochefort-Montagne ou St-Germain-Lembron, Brassac et Jumeaux ont une histoire industrielle différente de celle de Riom et que dire du rapport de Clermont avec Michelin.

Fondamentalement attaché à l’identité communale, notre rejet de l’effacement des communes s’appuie sur des histoires locales, sur des gestions partagées, sur des liens créés avec les autres forces de gauche et avec le milieu associatif. Notre opposition à l’acte III dit de la décentralisation prend sa source dans ces multiples histoires communales construites au fil du temps.

Ainsi les réalités locales, politiques et économiques, ne sont pas les mêmes d’une commune à l’autre. Pour autant, la démarche engagée par les communistes du Puy-de-Dôme, les ambitions ainsi que les objectifs, sont les mêmes aux quatre coins de ce département. D’Ambert à Clermont-Ferrand, de Riom à Issoire, de Thiers à Aubière, le PCF a engagé, avec ses militantes et ses militants un important travail de concertation, d’écoute, d’échange et de co-élaboration de projets municipaux, directement en lien avec les populations. Pour nous, la démocratie est, tout à la fois, le chemin et le but que nous nous traçons. Notre volonté est de faire de la politique autrement, en permettant aux citoyennes et aux citoyens de s’approprier les enjeux et les questions locales qui touchent leur quotidien.

Partir des besoins des populations


Les communistes et le Front de gauche sont donc en action avec les populations. A Riom ou Blanzat, ils ont édité et fait remplir des questionnaires sur les politiques municipales. A Thiers, des réunions thématiques rassemblent les citoyennes et les citoyens afin de construire un programme partant de leurs attentes. A Clermont-Ferrand, les communistes rencontrent les associations, les syndicats afin de se nourrir des propositions, d’échanger et de co-élaborer le plus largement possible les réponses aux besoins et aux aspirations de la population.

Sur tout le territoire départemental, nous souhaitons faire des municipalités, des pôles de résistance à la crise et à l’austérité par la mise en place de politiques innovantes au niveau social. Ainsi, à Clermont-Ferrand, s’appuyant sur les luttes pour le maintien du contrôle public de la T2C, ils portent l’exigence de gratuité des transports, le PCF veut faire de la gratuité des transports en commun une bataille centrale, un thème incontournable de la campagne électorale. Cette proposition essentielle à la vie et à la dynamique de l’agglomération répond à la fois aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons prendre de cette manière le contre pieds des politiques d’austérité et démontrer qu’il est possible d’avancer vers la reconnaissance de nouveaux droits fondamentaux pour toutes et tous.

Concernant la concrétisation des démarches engagées, nous ne nous déroberons pas devant nos responsabilités. Nous voulons gagner des élu-e-s pour être utiles dans les municipalités à la mise en œuvre de politiques de gauche. Nous voulons des élu-e-s qui soient des relais actifs des luttes sociales, des préoccupations du monde associatif, syndical et citoyen. Pour permettre cela, les stratégies des communistes ne seront pas forcément les mêmes selon que l’on se trouve à Clermont-Ferrand, Thiers, Ambert, Riom ou encore Issoire.

A Thiers, les communistes travaillent d’arrache pieds, depuis des mois, avec les forces politiques et associatives, afin de permettre l’émergence d’une liste de rassemblement de toute la gauche capable de battre durablement le maire et la majorité de droite. A Clermont-Ferrand, les communistes ont affiché depuis le mois d’avril 2013, leur volonté de faire vivre le Front de gauche en construisant une liste de large rassemblement portée justement par le Front de gauche.

De la création d’un centre de santé en passant par la construction de lieux culturels, de la bataille pour garder ou reconquérir la municipalisation de la distribution de l’eau à l’instauration de circuits courts locaux pour les produits destinés aux cantines, de la gratuité des transports en commun à la mise en œuvre de la démocratie participative, les propositions et batailles que mènent les élus communistes permettent d’améliorer la vie de nos concitoyens et de lutter réellement contre les conséquences des politiques d’austérité.

Les élus communistes et Front de gauche porteront dans la campagne comme durant tout le mandat l’exigence d’une véritable réforme fiscale pour redonner à l’impôt un caractère juste et solidaire Les collectivités souffrent de plus en plus d’une asphyxie financière due aux orientations libérales de l’Etat qui les privent de moyens. Cette réforme est nécessaire pour donner à toutes les collectivités territoriales en général et aux communes en particuliers, les moyens et les recettes nécessaires pour des politiques d’investissements en direction des territoires et des populations.

Les communistes seront appelés à trancher avant la fin de l’année, en fonction des réalités sur les territoires, commune par commune, leur stratégie après avoir désigné leurs chefs de file. Ils décident donc sereinement de construire, ou de s’impliquer dans des listes de large rassemblement à gauche, dont certaines pourront être portées par le Front de Gauche.

Cette démarche implique de quitter les postures de principe pour passer au concret, en s’adressant à l’ensemble des habitants, comme aux forces de gauche présentes.

Dans notre conception de la vie politique, nous n’avons jamais cherché le tout ou rien. L’action politique n’est pas immuable, elle est mouvement, confrontation, rassemblement. Pour rassembler, il faut accepter le débat et ne pas se replier sur une radicalité qui divise et qui rejette. Les difficultés de nos concitoyens exigent que l’on soit sur les lieux où se prennent les décisions et que l’on ne reste pas à la porte des institutions.

Suivant cet objectif commun, et les choix locaux de rassemblement qui en découlent, notre ambition est bien entendu de renforcer la présence et l’action des élus communistes et Front de gauche, sur tous les territoires du Puy-de-Dôme.


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