Hausse des tarifs, stagnation des salaires … :

RENDEZ-NOUS L’ARGENT !

Derrière le « président du pouvoir d’achat » se cache le président des riches. Depuis 2007, Nicolas Sarkozy n’a fait qu’enfoncer le pays et fragiliser l’économie nationale en sacrifiant la production des richesses aux intérêts du capitalisme financier.


14 avril 2011

Un constat accablant
Des millions de français ne pensent plus qu’à boucler la fin du mois, certains à peine avec 750€ mensuels quand des patrons licencieurs et spéculateurs empochent 150 fois plus, quand actionnaires et traders se partagent la plus grosse part du gâteau des 83 milliards d’euros de profit du CAC 40. Nicolas Sarkozy est le président de la justice sociale et du pouvoir d’achat pour les plus riches.

Des foyers asphyxiés
les prix sur les produits alimentaires vont augmenter jusqu’à 20 % sur certaines étiquettes, le gaz a augmenté de 60 % depuis 2004, le prix du litre d’essence bat des records, l’énergie a augmenté de 14 % en un an etc. la liste n’est malheureusement pas exhaustive.
Les chiffres concernant le logement sont alarmants. Près d’un tiers des revenus des foyers français, à peine empochés, partent chaque mois directement dans le paiement du loyer et des charges. De 2,9 à 3,5 millions de femmes et d’hommes vivent dans des logements indignes ou sont sans-abri dénoncent la fondation Abbé Pierre.

Pour une gauche efficace
le PS a présenté la semaine dernière son programme pour 2012. Il y a dans ce projet des choses concrètes plutôt positives mais le fond reste empreint de la logique libérale. Par exemple, le PS propose une conférence salariale annuelle alors que l’urgence est la hausse du SMIC et des salaires. Le CDI n’y est plus affirmé comme la norme, seules quelques pénalités aux entreprises qui abusent de la précarité sont prévues.
Ce n’est pas ce projet qui nous fera abandonner l’idée d’avoir un candidat front de gauche à la présidentielle, afin de proposer une véritable alternative.

Le PCF propose :
-  de reprendre le pouvoir sur l’argent. Il faut finir avec les 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales et avec les exonérations fiscales. Il faut taxer les revenus financiers des entreprises.
-  De réévaluer l’ensemble des salaires, des indemnisation du chômage et des retraites et de les indexer sur l’évolution du coût de la vie.
-  Augmenter le SMIC à 1600 € brut par mois pour 35 heures
-  d’augmenter les minima sociaux fixés en référence au SMIC
-  de sortir le logement de l’emprise de la loi du marché et de la spéculation en limitant le montant des loyers à 20 % des revenus familiaux. D’interdire les expulsions locatives de toute personne et famille en difficultés économiques et sociales. Nous interdirons toutes coupures d’eau, d’électricité et de gaz.
-  D’établir pleinement les 35 heures sans annualisation, ni perte de salaire et avec les créations de postes qu’ils impliquent notamment dans la fonction publique.
-  La titularisation des 800 000 précaires de la fonction publique
-  de sécuriser les parcours de chacune et chacun dans l’emploi et la formation avec continuité de revenus tout au long de la vie.

HAUSSE DES CARBURANTS l’usine à gaz de Lagarde

Les compagnies pétrolières devraient financer une augmentation des déductions fiscales liées aux dépenses de carburants pour certains contribuables.

C’est ce qu’a annoncé la ministre de l’Économie, Christine Lagarde. Ce dispositif très compliqué et qui ne bénéficiera pas à tout le monde aura bien du mal à contrer la hausse des prix des carburants.
Le cours du baril de pétrole Brent s’est envolé de plus de 75% depuis août der-nier pour dépasser 120 dollars ces derniers jours. Une hausse alimentée entre autres par les tensions sociales et politiques au Moyen-Orient et par la perspective d’une augmentation de la demande japonaise après l’accident nucléaire de Fukushima. Les prix à la pompe en France sont ainsi remontés vers les plus hauts atteints en 2008, le litre de gazole dépassant 1,36 euro et le super sans plomb 98 1,54 euro.

Cette forte hausse a relancé le débat sur la fiscalité des carburants et les moyens dont dispose ou non l’Etat pour amortir l’augmentation de la facture énergétique des ménages. Plusieurs responsables politiques ou syndicaux et des associations de consommateurs ont demandé entre autres le rétablissement de « TIPP flottante », un mécanisme qui permet de moduler la taxation des produits pétroliers en fonction du niveau des prix hors taxes. Certains ont aussi réclamé une mise à contribution des compagnies pétrolières en arguant du niveau record de leurs benefices. Total a publié en février un benefice de 10 milliards.

Le dispositif, a dit Lagarde, consisterait pour les compagnies pétrolières à prendre en charge, par le biais d’une taxation, la revalorisation du barème mis en place dans la déduction de frais professionnels pour déplacement. Cette déduction s’applique aux contribuables payant l’impôt sur le revenu qui utilisent leur voiture particulière dans le cadre de leur activité professionnelle. Elle permet de déduire du revenu imposable une partie de ses dépenses de carburants, en appliquant au kilométrage parcouru un barème fixé par l’administration fiscale. C’est le relèvement de ce barème que financeront donc les pétroliers.

La mesure coûtera « plus de 100 mil-lions d’euros » et devrait bénéficier à environ cinq millions de personnes, a dit Lagarde. Mais l’accord est critiqué. Jean-Claude Mailly, de Force ouvrière, a regretté l’aspect « compliqué » de son application. « Ça veut dire que c’est une déduction de l’impôt sur le revenu : donc encore faut-il payer l’impôt sur le revenu. Je rappelle que près de 50% des ménages ne le paient pas parce qu’ils sont en des-sous du seuil. Ça a quand même un peu un côté usine à gaz »


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