Débat publique - 7 décembre à 18h30 - salle du changil :

Quels choix budgétaires pour Clermont ferrand ?

Dans un contexte de crise aggravée, crise économique, sociale et politique, la préparation du budget 2011 accentue l’étranglement financier dans lequel sont enfermées les collectivités.

Après la RGPP, volet 1 et 2, la suppression de la taxe professionnelle, la réforme des collectivités, le projet de loi de finances 2011 confirme la volonté du gouvernement d’achever les collectivités territoriales et les services publics locaux.

Les collectivités font face à des budgets contraints et sont soumises à des choix difficiles : augmenter les impôts, diminuer des dépenses de fonctionnement et d’investissements, diminuer les périmètres d’action (économique, social, éducation…) ou tout cela à la fois ?

Les élus communistes de Clermont Ferrand proposent aux clermontois de débattre des choix budgétaires de notre ville, le lundi 7 décembre à 18h30 à la salle du changil.

Venez nombreux.


19 novembre 2010

La préparation budget de la ville de Clermont se situe dans un contexte social et économique difficile, un contexte tendu chaque jour un peu plus par les choix d’un gouvernement qui prend prétexte de « la crise » pour amplifier ses choix politiques aux effets toujours plus inégalitaires.
Par exemple, le projet de loi de finances pour 2011 confirme la volonté du Gouvernement d’achever les collectivités territoriales. Il poursuit le travail de destruction entamé par la suppression de la taxe professionnelle, qui ampute les collectivités de leurs marges de manœuvre financière, et sera aggravé par la funeste réforme des collectivités territoriales.
A ce contexte économique et social qui pèse sur le budget des communes vient s’ajouter un gel du montant des dotations de l’Etat. Le gouvernement souhaite réduire le déficit public en agissant sur la dépense et non pas sur les recettes. Les dotations aux collectivités locales étant, pour l’Etat, une dépense, le gouvernement a décidé de geler celle-ci pendant 3 ans. Cela représente un manque pour les collectivités de 300 M€ par an.
Pour Clermont-Ferrand cela se traduit pour 2011 par une baisse prévisionnelle de :

3 à 5 % de la Dotation forfaitaire : soit entre 876 000€ et 1,4 M d’€, après une baisse de 0,8% entre 2009 et 2010 soit 223 000€

11,2 % de la Dotation de compensation de la TP, après une baisse de 109 000€ de 2009 à 2010, Le cumul de la DCTP entre 2003 et 2010 soit 1,884M €

Cet arsenal de mesures n’a qu’un seul objectif : limiter l’investissement public et le dynamisme des territoires. Le gouvernement organise ainsi l’éviction des services publics par les prestations privées lucratives et marchandes.
Cette loi de finances est un projet de loi pour la finance là où il faudrait un projet pour les citoyens !
Dans ce contexte, la ville de Clermont-Ferrand, comme toutes les collectivités territoriales, va être soumise à des choix difficiles : soit une augmentation des impôts locaux qui entamera le pouvoir d’achat des ménages déjà mis à mal par le gouvernement, soit une diminution du périmètre ou des moyens du Service public et ce seront les populations les plus en difficultés qui seront les premières touchées, soit une diminution des investissements avec des répercussions inévitables sur le tissu social et économique quand on sait que 73% des investissements publics sont réalisés par les Collectivités territoriales.
C’est pourquoi nous avons proposé, lors du DOB, de reporter le vote du budget pour que nous ayons le temps d’aller débattre avec vous, pas seulement de vous informer mais discuter des meilleurs choix à faire pour notre ville car pour nous, élus communistes, la politique ne se fait pas en restant dans un bureau.

Nous pensons que dans le contexte actuel, c’est d’un budget de résistance dont notre ville a besoin. Un budget de résistance qui permette en premier lieu de maintenir nos services publics avec les moyens de les faire fonctionner. Il faut un budget de résistance qui donne la priorité au social, aux équipements de quartier, qui investisse dans l’avenir en renforçant l’aide à l’enfance et à la jeunesse, qui permette sensiblement d’augmenter le nombre de places en crèches, qui poursuive les investissements dans et autour de nos groupes scolaires.
Un budget de résistance qui permette de défendre la culture et son accès pour tous. Enfin un budget de résistance qui choisissent avec attention des projets d’investissements utiles immédiatement permettant de maintenir des finances communales saines.

INFOS COMPLÉMENTAIRES

La crise, avec Nicolas Sarkozy, ne touche pas tout le monde, loin s’en faut ! Pour les amis du Fouquet’s, c’est le bouclier fiscal et les légions d’honneurs. Pour les salariés du privé, c’est « travailler vieux et gagner moins » et pour les fonctionnaires, c’est le gel du point d’indice pour perspective d’évolution salariale. Le triomphe de l’injustice sociale, c’est cela le véritable marqueur de l’ère Sarkozy. On le mesure à la lumière de certains chiffres par exemple la 3e place mondiale que la France vient de décrocher dans l’accueil du nombre de millionnaires. De 2004 à 2009, les revenus supérieurs à 500 000 euros ont progressé de 80 % et les foyers redevables de l’ISF de 70 %. Dans le même temps, l’Observatoire des inégalités indique que la pauvreté en France a cessé de reculer, comme elle le faisait pourtant depuis les années 70, et touche aujourd’hui 8 millions de Français. Dire qu’il n’y a pas d’argent dans ce pays est une escroquerie. Cependant, on voit qu’il ne profite qu’à une seule catégorie, celle des détenteurs de capitaux, des grosses entreprises, des actionnaires et des rentiers.

NOS PROPOSITIONS

-  Arrêter les privatisations et développer les services publics.

-  Créer un grand pôle public de crédit.

-  Garantir les ressources des collectivités qui réalisent 75% des équipements civils.

-  Renforcer les moyens de contrôle des citoyens notamment sur l’utilisation des fonds publics.

-  Mettre en place péréquation des ressources fiscales pour les collectivités.

-  Taxer les actifs financiers à hauteur de 0.5% (5 000 milliards d’euros en 2009, en année pleine rapporterait 20 milliards d’euros soit un produit de 400 € par habitant).


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