Instantané de campagne ! :

Quel avenir pour le rail en Auvergne ?

A l’initiative des cheminots engagés dans le Front de gauche, un débat a été organisé à Clermont-Fd sur la question des transports, notamment ferroviaires.


26 février 2010

A l’initiative des cheminots engagés dans le Front de gauche, un débat a été organisé à Clermont-Fd sur la question des transports, notamment ferroviaires.

En préambule, Michel WIENCZEK, syndicaliste cheminot et militant du PCF, a rappelé un contexte difficile pour le rail en Auvergne qui souffre du désengagement de l’Etat. Les directives européennes de libéralisation et l’ouverture à la concurrence du secteur ont provoqué la séparation du propriétaire du Réseau Ferré (RFF) avec le gestionnaire exploitant (SNCF).

En 2002, la régionalisation des transports se traduit en Auvergne, par la mise en œuvre d’une première convention d’une durée de 7 ans. Cette convention contractualise les prestations fournies par la SNCF dans le cadre de la circulation des trains régionaux voyageurs sous la responsabilité du Conseil régional qui devient Autorité organisatrice des transports.

Cette convention TER Auvergne a été renouvelée en 2009 pour une durée de 7 ans, sur un montant d’environ 120 millions d’euros par an versés par le Conseil régional à la SNCF ;

Parallèlement, l’état des voies s’est dégradé sur notre région ces dernières décennies (réseau vétuste) et le Conseil régional s’est engagé au-delà de ses prérogatives avec un plan rail Auvergne de 213 millions d’euros (dont 60 millions de la part du Conseil régional, sous forme d’emprunt), afin de réaliser un premier volet de remise à niveau des voies.

Eric DUBOURGNOUX, cheminot et Président du groupe communiste au Conseil régional a vivement dénoncé une décentralisation qui dédouane à bon compte l’Etat de ses responsabilités en matière d’aménagement du territoire et qui étrangle financièrement les collectivités territoriales.

Pour rappel, le budget du Conseil régional s’établit à environ 660 millions € en 2010.

Dans ce contexte, les annonces jalouses à propos d’un futur TGV auvergnat entre le PS et l’UMP, relèvent d’une mise en scène ridicule, tant le problème du financement sera épineux.

Pierre MIQUEL, syndicaliste cheminot et candidat du PCF pour le Front de gauche revendique un TGV avant tout financé par l’Etat puisque l’Auvergne a été considérablement délaissée. Un TGV qui créé un appel d’air au bénéfice de l’ensemble des Auvergnats et non pas un TGV au prix de nos lignes régionales qui constituent un véritable patrimoine.

Enfin, si le rail occupe les premières pages dans nos quotidiens régionaux, le projet de création d’un OFP (Opérateur ferroviaire de proximité) en a rajouté dans la période. En effet, le gouvernement multiplie ça et là les offensives pour organiser le transfert des activités de la SNCF vers des entités privées. Le Ministre Hortefeux a ainsi orchestré en catimini la signature de ce projet régional à Clermont-Fd.

Roger BICHON, syndicaliste aux ACC et candidat du PCF pour le Front de gauche a fait part de son expérience au sein de son entreprise qui rénove les voitures voyageurs SNCF, RATP, etc… Il a insisté sur le fait que le dumping social n’est pas une fatalité et qu’il découle de choix politiques ; depuis toujours, le patronat a cherché à mettre en concurrence, à opposer les travailleurs.

Par la lutte et par les urnes, nous pourrons faire valoir d’autres choix qui allient développement de l’emploi, coopération, formation et mise en commun tout en donnant des garanties sociales et un salaire et une retraite de haut niveau.


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