EDITO : :

Pas de champ libre pour la droite et l’extrême-droite !

Pour les communistes, et plus largement pour tous les progressistes, les politiques libérales et austéritaires conduites par le Président de la République et le Gouvernement, imposent un débat de fond sur l’avenir de la gauche et sur son orientation dans le cadre de ces élections municipales. Ce débat légitime au sein de la gauche dans son ensemble ne doit toutefois pas occulter la réalité de la mobilisation électorale et des rapports de force qui se dessinent les 23 et 30 mars prochains.


11 mars 2014

Malgré leurs biais, les derniers sondages témoignent ainsi d’un premier danger imminent, celui d’une abstention massive sur l’ensemble du territoire national, qui serait à même de modifier réellement les rapports de force. Faut-il rappeler que les élections municipales maintenaient jusqu’alors des millions de Françaises et de Français dans une démarche démocratique de proximité active ? N’en doutons pas, un recul massif de la participation concrétiserait un repli sur soi lourdement préjudiciable à la construction d’autres solutions politiques pour les années à venir. Ne laissons pas penser dans nos campagnes, au contact des habitantes et habitants, que ce scrutin municipal est secondaire. Ces 36 000 scrutins municipaux ont toujours constitué le socle de notre vie démocratique. Le sursaut de la gauche, de ses valeurs, de ses propositions de progrès social, ne peut passer que par ce premier sursaut citoyen.

De la même façon, alors qu’entre militants, nos échanges se focalisent si souvent sur la gauche, la réalité électorale doit nous sauter aux yeux : sur ce fond d’abstention, la droite et l’extrême-droite sont aux portes du pouvoir dans de très nombreuses communes de France. Ne pêchons pas non plus par une forme de nombrilisme politique, cette réalité vaut aussi dans de nombreuses municipalités du Puy-de-Dôme, parmi les plus importantes.

Notre détermination à lutter contre cette perspective de retour de la droite et d’implantation territoriale de l’extrême-droite doit être sans faille. Il en va de l’avenir des politiques publiques locales et des services rendus à nos concitoyens. Nous connaissons d’avance les choix qui résultent, dès leur élection, de municipalités de droite voir d’extrême-droite. Soyons certains que dans un contexte de revanche sociale et de lutte des classes féroce, sans rapport de force populaire d’ampleur, ces municipalités de réaction appliqueraient à marche forcée l’externalisation des services publics locaux et les coupes drastiques dans les dépenses publiques des collectivités. Ne rendons pas au MEDEF, et à son Président Gattaz qui dicte par courrier la conduite à tenir pour tous les candidats à ces élections, la tâche encore plus facile. Ne laissons pas de champ libre à la droite et à l’extrême-droite !


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