Orientations budgétaires et budget régional 2012 : :

POUR UN BUDGET DE RÉSISTANCE ET DE COMBAT !

« Le vote d’un budget en déséquilibre serait un acte de vérité »


27 octobre 2011

Les dernières élections sénatoriales constituaient le dernier scrutin avant le cycle Présidentielle-Législatives du printemps 2012. Le résultat fut sans appel : un véritable camouflet et un basculement du Sénat à gauche, qualifié d’historique par l’ensemble des commentateurs. Cet événement vient de très loin. Contrairement aux arguments de l’UMP, il ne s’agit pas simplement d’un résultat mathématique. La droite ne pensait d’ailleurs pas subir une telle humiliation. Mais il faut avant tout évoquer les ravages et le mépris des politiques gouvernementales pour avoir des éléments d’explications crédibles. Les élus locaux ont, dans ces élections, exprimé leur ras le bol de constater chaque année les privations de moyens opérées par le gouvernement. Ils ont en assez de voir leurs collectivités étranglées et asphyxiées à l’heure où les urgences sociales sont de plus en plus grandes et où la crise crée tant de souffrance dans les populations. Les collectivités locales subissent les choix de rigueur du pouvoir qui souhaite les pousser à mener une gestion libérale pour mieux privatiser les services publics et ainsi mettre les territoires au service exclusif des grands groupes et des marchés financiers.

Pour le Conseil régional d’Auvergne, la politique de Nicolas Sarkozy se fait très douloureusement sentir. Le manque de moyens est chaque année de plus en plus grand. Le gel des dotations de l’Etat et la réforme de la fiscalité ont réduit la fenêtre de tir dont disposait la Région pour agir. Ainsi si l’on accumule les transferts de compétences de l’Etat mal compensés financièrement et les manques à gagner directement issus de la suppression de la taxe professionnelle et de la réforme fiscale, on atteint le chiffre de 22 millions.

22 millions d’euros en moins dans les recettes du Conseil régional. Autant d’argent en moins pour agir en faveur du développement des TER en Auvergne, pour mener des politiques de développement de l’emploi, pour investir dans des programmes pour la jeunesse et notamment les lycées.

Nous pensons qu’il n’y a pas de fatalité à cette situation d’étranglement mis en œuvre par l’Etat. Nous n’abandonnerons pas la bataille politique. Il y a plus que jamais besoin de porter le débat sur la place publique, de mettre l’Etat devant ses responsabilités et de dénoncer sa volonté de mettre à genoux les collectivités.

Le vote d’un budget en déséquilibre serait un acte de vérité qui permettrait de mener le débat sur la responsabilité de l’Etat, le rôle majeur des collectivités comme acteurs de l’aménagement du territoire, du développement économique et du service public.

Il est indispensable de ne pas baisser les bras car les besoins des populations augmentent chaque jour. Les investissements, notamment dans les lycées, sont urgents et indispensables à l’heure où la Région Auvergne déclare la Jeunesse grande cause régionale.

André Chassaigne
Président du groupe Front de Gauche


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