Septembre 2011 :

Où en est-on dans la conjoncture mondiale ?

L’été a été meurtrier. La donne conjoncturelle bouge beaucoup. Tandis que semblent échouer toutes les tentatives de réponses capitalistes au choc de 2008 – 2009, on voit se développer un climat marqué tant par le ras-le-bol et la résignation que par l’émergence de luttes nouvelles mettant désormais en accusation la finance, les banques et même la BCE !


2 novembre 2011

Le FMI ne cesse d’envoyer des signaux d’alerte et des mises en garde. Son chef économiste, Olivier Blanchart, a reconnu avoir sous-estimé la gravité des facteurs de crise à l’œuvre dans le cadre même de la reprise mondiale depuis le deuxième semestre de 2009.

Un double schéma, très mécaniste, de rééquilibrage était anticipé qui devait conduire à une accélération progressive de la croissance mondiale et une résorption des tensions.

D’abord un rééquilibrage intérieur des pays développés avec la demande privée qui devait prendre le relais de la relance budgétaire. Cela n’a pas eu lieu, dans un contexte de chômage persistant dans les pays développés, pour 3 raisons notamment :
 Pénurie de crédit bancaire ;
 Séquelles fortes de la spéculation immobilière ;
 Haut niveau d’endettement des ménages.

Comme le relève Olivier Blanchart, en forme d’autocritique, ces facteurs « freinent en définitive la reprise beaucoup plus que nous ne l’avions prévu ».

Le second rééquilibrage devait être extérieur : « Les pays avancés accusant des déficits extérieurs courants – tout particulièrement aux États-Unis – ont besoin, pour compenser la faiblesse de la demande intérieure d’un accroissement de la demande extérieure ». Était donc escompté un basculement de la demande extérieure vers la demande intérieure dans les pays émergents qui affichent des excédents courants, particulièrement la Chine.

Mais ce second rééquilibrage ne se fait pas non plus ! D’où la crainte vive du FMI qui alerte sur les risques financiers de la période dans les pays avancés, en insistant particulièrement sur la gravité de la crise des dettes souveraines et la fragilité des banques en Europe .

Simultanément, il note que les pays émergents, « épargnés », pourraient cependant souffrir du ralentissement de leurs exportations et d’une volatilité accrue des flux de capitaux.


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