Les députés PCF et PG veulent une commission d'enquête sur l'état de l'école

Vous trouverez ici ci-joint les interventions prononcées par les
député-e-s Roland MUZEAU et Marie-Hélène AMIABLE, lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce jour à l’Assemblée nationale à l’occasion du vote des crédits de l’enseignement scolaire du projet de loi de finances pour 2012.

Vous trouverez également ci-joint la proposition de résolution tendant à la constitution d’une commission d’enquête sur les conséquences prises depuis 2007 sur l’état de l’école, sur l’aggravation des inégalités scolaires et sur la remise en cause du droit à l’éducation, que les député-e-s communistes, républicains, citoyens, du Parti de gauche viennent de déposer à l’Assemblée nationale.


10 novembre 2011

Les députés PCF et Parti de gauche ont réclamé mercredi la création d’une commission d’enquête de l’Assemblée nationale "sur les conséquences des décisions prises depuis 2007 sur l’état de l’école" et "sur l’aggravation des inégalités scolaires".

Ils ont expliqué, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, qu’ils allaient déposer une "proposition de résolution" en ce sens, dont ils espèrent qu’elle trouvera "un certain écho" en commission, même s’il est peu probable qu’elle aboutisse.

Ils souhaitent en effet "tirer un bilan" du quinquennat Sarkozy en matière d’éducation et notamment des 80.000 suppressions de postes depuis 2007.

"Si, en 2007, l’OCDE pointait déjà du doigt la France parmi les plus mauvais pays pour l’ascension sociale, près de quatre ans après, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a révélé que notre système éducatif avait cessé dans la période récente d’être un facteur de réduction des inégalités pour être désormais responsable de leur aggravation", a dit Marie-Hélène Amiable, députée des Hauts-de-Seine.

"En fait la plupart des réformes imposées en France depuis 2007 auront probablement constitué le levier décisif de la transformation de l’école en outil du déclassement", a-t-elle ajouté.

Les crédits de l’enseignement scolaire du projet de budget 2012, qui prévoit 14.000 suppressions de postes, ont été adoptés mercredi matin en commission des Affaires culturelles et de l’éducation et devaient être examinés en séance plénière jeudi.

Selon les députés PCF et PG, ces crédits affichent "une progression apparente de 0,86%" mais sont en réalité "en baisse de 1,75% quand on tient compte de la prévision d’inflation de 1,7% et du poids des pensions".

"Comment croire à une revalorisation du Parlement quand le premier budget de l’Etat n’est plus discuté en séance publique et seulement dans le cadre d’une simple commission élargie qui n’octroie que deux minutes d’expression à chaque porte-parole de groupe ?", a demandé Mme Amiable.


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