Vendredi 15 octobre à 10H :

BACHELOT BOTTE EN TOUCHE DEVANT LES AUVERGNATS

Sous prétexte qu’elle serait retenue à Paris pour les « ultimes » arbitrages des commissions parlementaires du projet de loi des finances de la Sécurité Sociale, Madame la ministre a préféré reporter l’inauguration des établissements de santé Ste Marie prévue vendredi 15 octobre à 10H à Clermont Ferrand. Il est évident que la rencontre avec les salarié(e)s, citoyennes et citoyens est à l’origine du report de l’inauguration.

La manifestation mise en place pour l’accueillir comme il se doit a été maintenue, les militants et élus PCF et Front de Gauche étaient bien entendu dans la rue pour défendre le maintien d’un service public de santé.


14 octobre 2010

Oui, le maintien d’un service public de santé est une exigence responsable et incontournable ! Quoi qu’en disent les libéraux, partisans de la loi de la jungle, les services publics sont un outil essentiel de justice sociale garantissant à tous des droits fondamentaux (droit à la santé, à l’éducation, aux transports, à l’énergie…) sur tout le territoire.

Face à la marche forcée vers la privatisation de la santé porté par la loi Bachelot et aux dangers qu’elle contient en terme de droit à la santé et à la sécurité pour tous, il faut une riposte d’envergure.

C’est particulièrement vrai dans notre région où une partie de plus en plus grande de la population frappée par le chômage, la précarité et la misère a besoin d’un service public de santé à la hauteur.

La casse systématique de l’outil hospitalier et la remise en cause de pans entiers de la protection sociale, sont un véritable « détricotage » du socle solidaire de la Résistance et du programme du Conseil national de la Résistance. Cette déstructuration s’est considérablement amplifiée ces dernières années. Elle va aggraver les inégalités sociales et accentuer le renoncement aux soins pour les populations les plus affaiblies socialement qu’une récente enquête récente estime à près de 25% de la population, en quasi doublement sur l’année précédente.

Cet été, la ministre de la santé confirmait sa volonté de fermer de nombreux blocs opératoires, dans toute la France au prétexte d’un nombre d’actes insuffisants et d’une soi-disant insécurité.

En Auvergne, 6 établissements sont concernés dont 4 dans le Puy-de-Dôme.

Sécurité des patients, démographie médicale, coopération de territoire, tous les arguments sont bons, de la part du ministère à l’ARS, pour convaincre les usagers du bien-fondé de cette politique ! D’ailleurs, la loi Bachelot a bien préparé le terrain pour que ces décisions soient entérinées sans faire de vagues puisque les nouveaux conseils de surveillance, expurgés des élus et administrés par des « managers directeurs », peuvent désormais collaborer à cette déstructuration de l’offre de soins sur un territoire.

Hier les maternités, aujourd’hui les blocs opératoires, et sans aucun doute, demain, les hôpitaux publics.

Perte de temps, fatigue, stress, frais supplémentaires… l’accès aux soins s’est transformé en une course d’obstacles pour des patients doublement victimes de leur maladie.

Outre les retombées négatives pour la santé du patient, le transfert de l’activité des services de santé engendre des coûts supplémentaires pour la Sécurité sociale (transport, par exemple) mais aussi des conditions de travail insupportables pour les personnels soignants, sans oublier une désertification du territoire…

Précarité, chômage, souffrances au travail, exclusions ont leurs répercussions sur l’état de santé des gens et les dégâts humains avec les conduites à risque, le cancer de l’amiante ou des suicides chez les adolescents.

Oui, le maintien d’un service public de santé est une exigence responsable et incontournable ! Quoi qu’en disent les libéraux, partisans de la loi de la jungle, les services publics sont un outil essentiel de justice sociale garantissant à tous des droits fondamentaux (droit à la santé, à l’éducation, aux transports, à l’énergie…) sur tout le territoire

Contrairement à la politique de casse, pilotée par un gouvernement aux ordres des marchés financiers, il faut au contraire renforcer les services existants et en développer de nouveaux, aux dépens du secteur marchand. Cette politique est notamment indispensable pour la gestion de l’eau, la petite enfance ou la dépendance des personnes âgées…


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