communiqué de la fédération du PCF :

Michelin dégonfle ses effectifs

Après bien d’autres, le Groupe Michelin s’appuie sur la crise pour diminuer les effectifs et augmenter la productivité et les profits. Après le licenciement des intérimaires et des salariés en CDD, après les congés et RTT imposés, après les mesures de chômage partiel et une politique salariale désastreuse, les dirigeants de l’entreprise passent à la vitesse supérieure avec l’annonce d’un plan massif de suppressions d’emplois. Celui-ci concernerait 1093 personnes et la fermeture de l’usine de Noyelles-lès-Seclin.


19 juin 2009

Nous tenons à exprimer notre plus vive indignation face à ces licenciements déguisés. Alors que Michelin réalise 357 millions d’euros de bénéfices pour l’année 2008 et que près d’un milliard d’euros ont été distribués aux actionnaires ces 5 dernières années, Michel Rollier, PDG de l’entreprise, qui a touché quant à lui 5,3 millions d’euros en 2008, annonce vouloir « restaurer la compétitivité de l’entreprise ». En fait, cette annonce vise à maintenir une rentabilité financière à 2 chiffres afin de satisfaire les actionnaires.

Derrière les mots savamment utilisés : « mobilité », « restructuration », « compétitivité », « mesures d’âge », « solutions attractives » se cache une réalité plus concrète. Pour des centaines de familles, c’est l’angoisse de l’avenir, les difficultés financières, des vies bouleversées. Qui peut croire que les mesures de reclassement interne représentent une solution alternative pour des salariés et leurs familles ?

Pour notre pays, c’est l’emploi industriel et les salariés qui paient la crise des capitalistes. Pour mémoire, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises industrielles représentaient en 1985 moins de 5% de la valeur ajoutée des entreprises. En 2008, ils s’élevaient à 24%.

En 1993, les revenus financiers des entreprises représentaient 34% des revenus issus de l’activité productive, en 2008 ils ont bondi à 76%. Ces quelques chiffres montrent la réalité du cancer financier.

Les communistes estiment qu’il faut une autre logique que celle de la rentabilité financière pour combattre la crise. Les députés communistes ont déposé plusieurs propositions de loi pour lutter contre la crise et notamment une visant à « modifier la définition du licenciement économique pour exclure notamment de ce champ les entreprises qui ont dégagé des bénéfices, constitué des réserves, distribué des dividendes ou reçu des aides publiques. »


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