Meeting régional du Front de Gauche :

MEETING D'UNE GAUCHE DE COMBAT

Tout doucement, l’amphi de Polydôme se remplit, les militants des quatre départements sont heureux de se retrouver, ils mènent une campagne tellement formidable. Il y a aussi des participants de la « première fois », qui viennent écouter André CHASSAIGNE, parce que c’est « un homme bien », confie l’un d’eux. La soirée s’annonçait belle et chaleureuse et…. Elle le fut.


9 mars 2010

Tout doucement, l’amphi de Polydôme se remplit, les militants des quatre départements sont heureux de se retrouver, ils mènent une campagne tellement formidable. Il y a aussi des participants de la « première fois », qui viennent écouter André CHASSAIGNE, parce que c’est « un homme bien », confie l’un d’eux. La soirée s’annonçait belle et chaleureuse et…. Elle le fut.

On se disait, Michel et moi, qu’il fallait trouver les mots justes pour souligner le talent, la force de conviction, la passion des orateurs venus soutenir la liste du Front de gauche en Auvergne. On les a trouvés sur le blog d’André : « Marie-George, Christian Piquet et Jean-Luc Mélenchon ont successivement développé avec brio les enjeux du succès de la gauche de transformation sociale sous des applaudissements nourris et répétés. Notre « bauge » s’est vite remplie de convictions, d’arguments, de bons mots : la dernière ligne droite peut être attaquée sans crainte de manquer de carburant ».
Avec ces élections, nous allons faire en sorte que Sarkozy prenne la raclée de sa vie !


MEETING REGIONAL DU FRONT DE GAUCHE AUVERGNE - MG. BUFFET
envoyé par frontdegauche. - L’actualité du moment en vidéo.

Marie-George BUFFET se félicite tout d’abord d’être en Auvergne, « cette terre riche de convivialité » et de la formidable mobilisation militante qu’elle n’a jamais connue auparavant. Puis elle va « faire sa fête » à Sarkozy, « jamais en campagne celui-là », et pourtant « déjà en 2012 ». Partout où se pointe le Front de gauche, il y a un Sarkozy en embuscade qui redécouvre la France, « qui voudrait s’occuper des ouvriers » qui se félicite du fait que « les banquiers aient accepté d’augmenter de 3 % les crédits aux entreprises ». Mais répond l’oratrice, si Sarkozy veut faire une « relance industrielle », ce n’est pas Estrosi qu’il faut écouter « mais les délégués syndicaux de Michelin, des ACC, d’Alcan….Sarkozy est bien en campagne mais au « service de la fameuse bande du Fouquet’s et demain « c’est une cure d’austérité qui nous attend ». « ils veulent nous faire payer la crise, leur crise ». Marie-George va ensuite développer les ravages du capitalisme : comment les banques s’en prennent aux Etats comme en Grèce et à chaque fois ce sont les peuples qui paient l’addition, grossissant ainsi le nombre de personnes touchées par la faim (de 900 millions on est passé en quelques années à 1,2 milliard) et dans le même temps, les multinationales pillent l’Afrique de millions d’hectares et en France, nos paysans crèvent.

Face à ce capitalisme violent et totalitaire, il faut donc opposer une autre alternative, « à nous d’avancer un socialisme d’émancipation » et c’est pourquoi il faut vraiment « du neuf à gauche ». C’est toute la démarche du Front de gauche, d’abord initiée par le Parti Communiste à laquelle se sont associés le Parti de gauche et la Gauche Unitaire. Nous avons décidé de construire ensemble « une gauche de combat ». Rappelant le Conseil National de la Résistance qui avait su rassembler très largement pour ouvrir une véritable démocratie économique et sociale, MGB veut faire en sorte que « ceux qui nous gouvernent remettent leur pouvoir au peuple ». Oui, il faut construire ce « front populaire du 21ème siècle pour renverser les grandes puissances qui nous gouvernent » et qui veulent adapter les institutions de notre pays à leur triste dessein avec leur réforme des collectivités qui va tuer la démocratie.

Le Front de gauche doit promouvoir une nouvelle étape dans la démocratie régionale en initiant une 6ème République. La secrétaire Nationale du PCF va ensuite développer les chiffres du chômage record face aux résultats du CAC40, records eux aussi (30 milliards de profits en 2009), avant de demander une loi pour interdire les licenciements boursiers, de nouveaux droits pour les salariés et la retraite pleine et entière à 60 ans dont le financement passe essentiellement par la taxation des revenus financiers au même niveau que les salaires : 22 milliards et l’emploi parce que « 100 000 chômeurs en moins, c’est 2 milliards dans les caisses ».

Abordant la politique régionale, Marie-George Buffet développe la proposition d’un fonds régional pour l’emploi et la formation qui pourrait se mettre en place au niveau des 20 régions et créerait ainsi les conditions d’exiger au niveau national la création d’un pôle financier public car « il faut nationaliser les banques si on veut être efficace ».
Il faut aussi que ces régions de gauche soient des véritables pôles de résistance pour dire « pas touche à nos transports publics ». A la veille du 8 mars, dans nos régions, on pourrait mettre en place un observatoire pour l’égalité. Toutes les régions rassemblées peuvent faire en sorte que les droits des femmes s’appliquent dans les entreprises.

Avec ces élections, « nous allons faire en sorte que Sarkozy prenne la raclée de sa vie ». Nous allons travailler au rassemblement de toute la gauche, mais avec ces 22 régions à gauche, on ne va pas regarder passer le train des réformes régressives de Sarkozy. Il faut 22 régions qui les combattent et mènent une politique audacieuse.
Marie-George ne peut bien entendu terminer son propos sans saluer chaleureusement son collègue à l’assemblée et son camarade au Parti, André Chassaigne « cet homme de terrain qui connaît chaque parcelle de cette région » et saura conduire cette vraie gauche de combat.

« Que la gauche reprenne les couleurs de la vie et de l’espoir »


MEETING REGIONAL FRONT DE GAUCHE AUVERGNE - C. PICQUET
envoyé par frontdegauche. - L’info video en direct.

Christian Piquet (Gauche Unitaire) est le second orateur de la soirée. Il commence par évoquer le contexte de la préparation des élections régionales. Comme les européennes elles sont caractérisées par de beaux moments de politique, redonnant à celle-ci ses lettres de noblesse. Tête de liste du Front de Gauche pour la région Midi-Pyrénées, Christian Piquet rapporte les résultats d’un récent sondage qui a montré que 54% des personnes interrogées ne s’intéressent pas aux élections. Ce ne serait pas le cas si les acteurs de la classe politique se conduisaient comme nous au Front de Gauche. il paraîtrait aussi, selon les media, que la présence de listes FdG n’aurait d’autre but que de faire monter les enchères dans la perspective des fusions avec le PS pour le deuxième tour. Non ! La seule raison de cet engagement est que la gauche redevienne la gauche.

La crise se réinstalle en Europe. Cela recommence comme avant, avec des objectifs très clairement affichés : que 5 millions de dollars en rapportent 100 comme on dit aux Etats-Unis. Le Président Sarkozy « au plus près des souffrances » sacrifie en réalité tout à ses copains du CAC 40. Un plan d’austérité draconien se prépare et sera mis en œuvre de façon très brutale après les élections régionales. Cette brutalité n’a d’égale que le cynisme avec lequel elle est promise au peuple. « Il faut adapter les droits et prérogatives au nouveau monde » déclare Edouard Balladur, alors qu’un journal titre sans vergogne « profits : la part du lion pour les actionnaires ».

Après cette description du climat politique entourant les élections, Christian Piquet développe longuement les perspectives qui s’offrent au travers du vote Front de Gauche. Il le fait sur le mode « nous n’avons pas besoin d’une gauche qui…nous avons besoin d’une gauche qui… ». Par exemple nous n’avons pas besoin d’une gauche à la DSK mais d’une gauche qui s’attaque au partage des richesses. Déjà en 2001 le Conseil d’Orientation des Retraites avait montré qu’une augmentation de 0,25% des cotisations patronales suffirait à assurer la pérennité des retraites par répartition.

On ne peut pas gouverner à gauche dans le cadre du traité de Lisbonne. S’il vient au pouvoir, le FdG s’engage à renégocier. Nous avons besoin d’une gauche 100% services publics : tous les secteurs doivent redevenir biens de la collectivité. Il faut nationaliser les banques ! Nous n’avons pas besoin non plus d’une gauche résignée, nos objectifs sont ceux d’une sixième République, sociale, démocratique et laïque. Nous n’avons pas besoin d’une gauche muette devant la réintégration de la France dans l’OTAN. Il faut se retirer de l’Afghanistan, affirmer dans les actes la solidarité avec le peuple de Palestine.

Nous avons besoin d’une gauche qui se hisse à la hauteur d’un véritable enjeu de civilisation. Pour que le choix du courage et de la rupture redevienne majoritaire, il y a le Front de Gauche. Il est là pour redonner l’espoir. Il faut infliger, dit-on, une sévère raclée à Nicolas Sarkozy. Oui mais par un vrai vote de gauche : l’intérêt général contre l’intérêt d’une poignée d’actionnaires. Le vote FdG s’opposera aussi à l’étranglement de la République, programmé via la réforme des collectivités territoriales.

Il reste une semaine avant le vote. Nous allons l’aborder avec pour seul atout la force de nos idées. Le vote FdG est la garantie pour que la gauche reprenne les couleurs de la vie et de l’espoir. Le FdG a, dans ce sens, un projet à long terme. Et lorsqu’en Auvergne la liste conduite par André Chassaigne se présente avec pour mot d’ordre « l’humain avant tout » cet ambitieux programme n’est-il pas tout simplement celui de Jaurès ?

Notre ambition : guérir la société du mal qui est en train de la tuer et sortir du capitalisme


MEETING REGIONAL DU FRONT DE GAUCHE AUVERGNE - JL MELENCHON
envoyé par frontdegauche. - L’info internationale vidéo.

Jean-Luc MELENCHON félicite tout d’abord le millier de participants qui a préféré le meeting au rugby et au foot : « notre campagne est bien engagée, j’ai connu pire » commence—til sous forme d’humour, et ce pas grâce aux medias qui nous ont « traités si indignement ».
Alors, comment faire en sorte que la masse de notre peuple qui s’apprête à remettre son bulletin socialiste dans l’urne (dont beaucoup d’entre eux sont restés des amis très chers) choisisse celui du Front de gauche. Le leader du Parti de gauche ne manque pas d’arguments pour étayer son propos, soulignant notamment que le PS s’apprête à faire, après ces élections, tout comme avant, « ronronner ». Alors qu’une crise durable s’abat sur l’humanité et bien « eux vivent dans l’inconscience, ils pensent qu’il faut réparer les souffrances ». Or, la question, c’est bien « comment nous allons être à la hauteur de notre temps pour guérir la société du mal qui est en train de la tuer et sortir du capitalisme, du modèle du pillage, productiviste… C’est une élection régionale bien sûr, mais tous les problèmes que nous rencontrons sont des problèmes nationaux et mondiaux. C’est non seulement un combat ambitieux pour le peuple français, mais c’est aussi un message que nous adressons à « nos frères d’Amérique Latine ».

L’orateur va se livrer ensuite à un diagnostic très fouillé de la France qui souffre : 7 millions de pauvres dans notre pays dont 1.5 million de plus depuis que Sarkozy le dirige, 200 000 qui vivent dans des campings, les syndicalistes qu’on traîne devant les tribunaux…. c’est l’apologie du chacun pour soi, l’individualisme qui permet à tout moment d’opposer l’un à l’autre et « d’avoir pour les puissants une masse désorganisée en face d’eux ».

Pour autant, la conscience se construit jour après jour : dans le milieu de l’agriculture par ex, prenant l’exemple de la Franche-Comté (sa région), l’orateur souligne que les paysans allaient plus souvent à la perception qu’à la manifestation et maintenant « tous comprennent que l’agriculture n’est pas malade du mildiou mais bien du capitalisme ».
JLM va ensuite développer les solutions contenues dans le terme de « planification écologique » absolument nécessaire pour rendre notre planète durable.

Il va fustiger les banques qui mettent les peuples à genou, puis revient en France soulignant qu’on n’a pas trouvé mieux que de sortir ce cher « M. Balladur de la naphtaline » pour régler le problème de la dette, dette qu’il est pourtant facile de combler en prenant l’argent là où il est , mais certainement pas « dans votre poche » : il y a déjà les 73 milliards de niches fiscales. Et nous au Front de gauche, « on ne demandera pas de réduire les salaires et les retraites des fonctionnaires, on demandera la réduction des dividendes aux actionnaires ».

S’adressant à tous ses camarades, il appelle à élever le niveau de conscience de ceux qui nous entourent, soulignant les énormes possibilités qui existent avec le peuple français pour travailler et trouver les solutions aux problèmes de notre pays.

« Penser à tous ceux à qui la gauche avait tant promis »


MEETING REGIONAL DU FRONT DE GAUCHE AUVERGNE - A. CHASSAIGNE
envoyé par frontdegauche. - L’info internationale vidéo.

André Chassaigne a bien sûr la mission de conclure la réunion. Il le fait, non pas en son nom propre mais comme porte-parole de cette liste qui a su mener une extraordinaire campagne de fraternité, franches discussions, travail d’équipe. Cette campagne entièrement faite de rencontres et d’échanges a mis en évidence bien des souffrances, depuis la galère des contrats aidés jusqu’aux entreprises qui ferment sans crier gare, en passant par le dégoût d’un métier que l’on aimait. Il faut traduire la colère de tous ces gens qui souffrent et faire monter l’espoir.

Il faut aussi penser à tous ceux à qui la gauche avait tant promis et qui maintenant ne croient plus à la politique. Cela nous oblige à agir différemment. Des gens qui veulent se retrouver citoyens attendent. Après quatre semaines de rencontres riches en discussions dans tous les domaines, le Front de Gauche, en Auvergne, répond avec la sortie du Pacte Citoyen. Il s’agit là d’un document politique élaboré, non par quelques candidats, mais par l’ensemble des citoyens d’un territoire. En particulier, il intègre des remarques auxquelles, dans un premier temps, nous n’avions pas songé : on oublie trop tout ce qui a fait l’Auvergne, cet ensemble de traditions et de traits spécifiques qui restent étonnamment modernes. Nous devons porter ce patrimoine vivant au niveau d’une politique régionale.

Nous devons être les défenseurs du Service Public, y compris jusqu’à la désobéissance civique pour refuser la privatisation. Nous proposons aussi aux agriculteurs auvergnats un vrai programme régional qui fait d’eux des citoyens de la planète Terre à part entière. Le Conseil Régional qui va sortir de ces élections devra organiser une conférence des prix et des marges. En faveur des jeunes qui galèrent, notamment les étudiants, des mesures peuvent être prises : gratuité des transports ferroviaires pour les 16-25 ans, accès au logement social…L’exercice de la compétence de la Région en matière de formation professionnelle doit conduire à aller à la rencontre de tous les partenaires, organisations syndicales, acteurs et usagers de la formation, citoyens en permanent bouillonnement et dont il faut gagner la confiance.

Nous affirmons vouloir mettre en œuvre une politique de résistance mais où est le concret ? Les actions à entreprendre doivent relever de choix qui font levier et mettent le couteau au cœur du libéralisme. En quelle mesure on n’est pas en situation d’accompagnement mais en lutte ? La réponse est claire, quand on s’attaque à l’argent. Les dépôts bancaires en Auvergne se montent à environ 26 milliards d’euros. Seulement 21 servent au crédit. Cela veut dire que 5 sont réservés à la spéculation. Une collectivité de combat a là de quoi faire.

André Chassaigne engage l’auditoire, non seulement à lire le Pacte Citoyen, mais à interpeller constamment ses auteurs. Parmi les enjeux des prochaines élections régionales, il y a la possibilité de peser sur l’association des régions de France qui, jusqu’ici n’a pas su se comporter autrement que comme un club de potentats locaux. Envisager une action efficace suppose pour le Front de Gauche d’atteindre un niveau suffisant. Il faut oser le vote FdG ! Il n’y a aucune raison de ne pas penser pouvoir gagner en Auvergne ! Voter FdG c’est préparer un changement de société.

CR : Jacqueline BRENON et Michel DUGAY


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