La Sécurité Sociale

Depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs appliquent la même méthode pour combler le déficit de l’Assurance Maladie : taxer les malades.


8 octobre 2010

Une fois de plus, le gouvernement prépare une loi de financement de l’Assurance maladie douloureuse pour les malades et contraignante pour les médecins généralistes : augmentation du ticket modérateur, en ambulatoire et à l’hôpital, baisse du remboursement des médicaments, restrictions pour les maladies graves longues et coûteuses.

En 2010, un Français sur quatre a déjà renoncé à des soins faute de moyens financiers ... l’injustice sociale et les inégalités d’accès aux soins progressent ! 

 Ce n’est pas le transfert des dépenses vers les assurances complémentaires qui va régler le déficit, mais c’est lui qui va aggraver les difficultés d’accès aux soins.
La direction de l’Assurance maladie torpille les principes de sa création.

Jusqu’à aujourd’hui l’Assurance maladie créait un salaire de remplacement pour permettre aux salariés malades de continuer à vivre grâce aux indemnités journalières, et vérifiait le bien-fondé de ces arrêts maladies par son service médical.

 Dorénavant, cette mission de contrôle est transférée aux employeurs. Que l’on ne nous dise pas que la déontologie du médecin est une garantie d’objectivité, car tout le monde sait que le choix du médecin se fait en fonction de sa docilité envers l’employeur.

  Ce décret passé en catimini est une véritable régression sociale. Au moment où on transforme la médecine du travail pour la rendre là aussi plus servile, cette dépossession d’une prérogative de l’Assurance maladie confirme, s’il en était besoin, la privatisation rampante de la protection maladie, et constitue une atteinte aux droits des salariés. C’est aussi une humiliation pour les médecins traitants.

(Source : Le syndicat des Médecins Généralistes.)


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