Section Puy-Guillaume :

L'Eveil de la Dore

Bulletin d’information des communistes de la section de Puy-Guillaume
Été 2015


12 juin 2015

Construire un rassemblement porteur d’avenir à gauche

5,6 millions. C’est le nombre de privés d’emploi dans notre pays. 50 000. C’est le nombre d’inscrits à Pôle-Emploi dans le Puy-de-Dôme. Ces chiffres vertigineux, ce sont ceux qui condamnent des millions de familles à la précarité et à l’absence de perspectives d’avenir. C’est surtout le résultat de choix politiques : celui de l’accompagnement de la finance ; celui de l’austérité et de son cortège de coupes massives dans les dépenses et services publics ; celui de la toute-puissance donnée aux grands pouvoirs économiques, au capital.

En continuant, malgré les échecs successifs à toutes les élections depuis 2012, à tourner le dos à leurs propres engagements, le Président de la République, son Gouvernement et sa majorité, s’enferment dans leur impasse économique et sociale en ne tenant aucun compte de leur échec. Pourtant, depuis 2012, les communistes n’ont eu de cesse de pointer la cause profonde de cet échec : le coût du capital. Oui, le coût du capital, ce sont ces 300 milliards d’euros versés chaque année aux actionnaires sous forme de dividendes et d’intérêts aux banques ! 300 milliards ponctionnés sur le travail, c’est le double des cotisations sociales servant à assurer la sécurité sociale de tous, alors que tant de personnes âgées, ou en situation de handicap ont du mal à joindre les deux bouts.

Au lieu de s’attaquer à cette rente du capital, destinée à une poignée de super-riches, entretenant une évasion fiscale massive (entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année en France !), toutes les politiques conduites continuent de servir l’intérêt de ceux qui possèdent déjà tout, en faisant croire que l’argent n’existe plus pour financer les dépenses sociales et la relance de notre économie. Quelle hypocrisie ! Jamais la France n’a été aussi riche…mais jamais les inégalités n’ont été aussi grandes.

Hypocrisie toujours quand, le 27 mai, François Hollande convoque l’histoire de la Résistance pour essayer de redorer son image présidentielle, faisant encore une fois le choix d’exclure de l’entrée au Panthéon une partie de ceux qui ont le plus vigoureusement contribué, à travers leur engagement et leur idéal, à construire cette résistance intérieure. Les figures communistes ne manquaient pourtant pas, alors que tant de militantes et militants ont farouchement contribué à la résistance à l’occupant nazi, mais aussi à l’élaboration, puis à la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance.

Vous savez, ce programme qui portait en germe la création de la Sécurité Sociale et « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ». Sans doute ce 27 mai, ne fallait-il pas suffisamment réveiller les consciences au point de parvenir à faire des rapprochements entre le contenu de ce programme et les choix conduits par le pouvoir en place ? Sans doute, après le vote de l’ANI, immédiatement mis en pratique dans l’entreprise Elba du groupe Hamelin dans la montagne thiernoise, de la loi Macron, et bientôt de la loi Rebsamen, ne fallait-il pas aller jusqu’à mettre en évidence l’absolue contradiction entre la politique actuelle et les progrès sociaux permis par la Résistance ?

Souhaitons que le déni de réalité politique du pouvoir en place ne nous condamne pas demain à revivre l’Histoire. Nous sommes pour notre part convaincus qu’il faut pour cela construire dans les mois à venir un large rassemblement de toutes celles et ceux qui ne renoncent pas aux valeurs de la gauche, aux acquis des luttes et à la démocratie. Plus que jamais, les communistes entendent agir pour poser toutes les passerelles pour que les citoyens reprennent leur avenir en main autour de choix de progrès et de partage des richesses. Cela peut commencer à l’occasion des prochaines élections régionales des 6 et 13 décembre prochains pour que les attentes et les besoins des habitantes et des habitants passent enfin avant la finance et le profit.

Julien BRUGEROLLES
Secrétaire de la section PCF
de Puy Guillaume
Conseiller municipal et communautaire
de Paslières


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