Fermeture de la seita à Riom : une annonce innacceptable !

Mardi 29 novembre, la Seita (Manufacture des Tabacs) annonce la fermeture de son dernier site de fabrication de cigarettes en France à Riom (239 postes dont certains reclassés de Carquefou) et de son site de recherche de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret (87 postes). Pour le territoire la disparition de cette entreprise engendrerait un nouveau coup dur pour l’économie locale, ses commerces, ses services publics (école, hôpital,...) tout comme les projets portés par les collectivités locales.


23 janvier 2017

En 2015, le groupe Imperial Tobacco a dégagé un bénéfice de 2,3 milliards d’€. Les dividendes versés aux actionnaires représentent 40 000 € par mois et par salarié, le coût de la masse salariale représente quant à lui seulement 4 cts d’€ par paquet de cigarette vendu plus de 6 € dans le commerce, sans oublier près de 700 000€ par an de CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi) et divers autres allégements.

Cette décision est donc dénuée de tout fondement économique. Elle ne répond qu’à une logique purement financière conduisant à de nouvelles destructions d’emplois dans notre pays et déchirant le tissu économique local.

L’ensemble des salariés et leurs organisations syndicales se sont fortement mobilisés au moment de l’annonce de la baisse de production et son transfert en Pologne avec la fermeture du site de Carquefou (Loire-Atlantique) en 2014, en pointant dès lors l’avenir du site de Riom.

Ce sont des licenciements boursiers qui sont à l’œuvre. Le but est encore d’augmenter toujours plus les dividendes versés aux actionnaires. Comment pouvons-nous accepter et permettre à des entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique ? Où va l’argent du CICE, c’est à dire de l’argent public : vos impôts ?

Nous exigeons d’urgence :

- Un engagement des élus locaux à soutenir les salariés et leurs organisations syndicales dans les initiatives et actions qu’ils entreprendront.
- Un débat sur la filière tabacole française.
- Que la question de la nationalisation de la production soit posée compte tenu des enjeux industriels et sanitaires.
- Un moratoire sur le CICE (dont la SEITA-groupe Imperial Tobacco a bénéficié à hauteur de 660 000 euros en 2013 et au moins autant les années suivantes), le contrôle et la conditionnalité des aides publiques.

Boris BOUCHET
Conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes
Conseiller municipal de Riom


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