Valls infernale :

Et si on parlait de sécurité autrement qu'en stigmatisant des populations ?

Depuis 10 ans, nous assistons à un glissement dans le débat sécuritaire, brouillant les attentes légitimes des citoyens en matière de sécurité et la stigmatisation de certaines populations, religions rendues coupables de tous les actes délictueux. Pouvoirs et médias entretiennent la confusion entre religion et terrorisme. La lutte contre le terrorisme est ainsi devenue la lutte contre les musulmans.


18 octobre 2012

La sécurité a été le « dada » d’une droite irresponsable, utilisant les inégalités d’une société malade pour attiser la haine, installer un climat d’affrontement identitaire et instaurer la peur. Par son discours décomplexé, elle a choisi de ne pas résoudre les problèmes en désignant des boucs émissaires de l’insécurité en France : pauvres, étrangers, jeunes non conformes...

Sarkozy a empoisonné la sécurité avec sa loi LOPPSI 2 (peines plancher aux primo délinquants, systématisation des fichages, comparution immédiate des mineurs, déchéance de nationalité...) et a réduit le rôle de la Police nationale à la répression en oubliant la prévention et la dissuasion. A cela s’ajoute la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui a réduit les effectifs : 12 000 postes de policiers et gendarmes ont été supprimés ces 5 dernières années.

Le changement, on l’attend...


Malheureusement, il semblerait que Manuel Valls mette ses pas dans ceux de Claude Guéant.
Le démantèlement des camps de Roms à Marseille par les habitants d’un quartier,
s’accompagne d’un climat délétère instauré par un Manuel Valls encourageant ces pratiques. Ce n’est pas digne de celui dont la fonction principale est d’être le garant de l’ordre républicain et cela ne règle rien au problème dans la durée.

Le ministre de l’intérieur ne prend pas trop de risques en maintenant sa politique dans le chemin qu’a tracé la droite. En refusant la mise en place d’un récépissé anonyme il accepte l’arbitraire des contrôles d’identité qui entretiennent les discrimination et discréditent l’intervention policière.

La sécurité est un droit universel pour tous


Parler de sécurité ne signifie pas s’arrêter aux derniers chiffres de la délinquance. Cela implique une réflexion intégrant des facteurs urbains, économiques, sociaux. Ce n’est pas par hasard s’il y a plus de violence là ou la misère est plus grande !

La sécurité passera donc par une politique de l’emploi, des aides sociales, un dialogue renoué entre les forces de l’ordre et les citoyens, un maillage associatif important...

Il est indispensable de redonner toute sa place à une police de proximité impliquée au quotidien dans les quartiers, capables de lier des liens avec les habitants, les services publics, les commerçants pour redonner une cohérence à l’action publique.


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