Rapport Gallois / Ayrault : :

Et le « coût du capital », on dit rien ?

En annonçant que le Gouvernement reprenait la « quasi-totalité » des préconisations du rapport Gallois, Jean-Marc Ayrault a validé le choix d’un « choc de compétitivité », soit 20 milliards d’euros de remise gracieuse à destination des entreprises. Il répond ainsi au harcèlement du patronat, qui martelait depuis des semaines sa partition libérale sur le « coût du travail ». Une partition cynique, quand on sait que le prix du travail en France, rapporté à la productivité, est inférieur à la moyenne des pays européens. Mais ce graphique ne figure pas dans le rapport Gallois.


9 novembre 2012

Le crédit d’impôt proposé, sans contreparties en terme d’emplois, ira à coup sûr gonfler les profits, qui serviront encore à la spéculation sur les placements financiers et aux délocalisations. Pourquoi ? Parce que pour compenser cet énième cadeau fiscal, ce sont 10 milliards d’euros de dépenses utiles en moins pour le service public, et 10 milliards d’euros d’impôts indirects en plus sur les ménages. Au final 20 milliards d’euros de moins sur la consommation populaire.

Il y avait pourtant mieux à faire que d’imposer une nouvelle cure d’austérité sur le dos du peuple. Car ce sont les charges financières qui « coûtent » le plus aux entreprises et à l’emploi. Le coût du capital, c’est 300 milliards d’euros d’intérêts et de dividendes qui étouffent le système productif français ! Plus de deux fois les cotisations sociales qui servent, elles, à financer notre système de santé, nos retraites, l’aide aux familles…

C’est sur le coût du capital que le PCF propose d’agir, avec la création d’un pôle financier public, une nouvelle politique du crédit avec des taux abaissés pour les entreprises qui privilégient l’emploi et l’innovation.

Cyril CINEUX,
Secrétaire départemental PCF 63
Conseiller municipal de Clermont-Ferrand


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