Regards n°824 :

EDITO : 21 mars 2006 - 6 juin 2015


4 mai 2015

Cela fait maintenant neuf ans que les communistes du Puy-de-Dôme m’ont confié la responsabilité d’être le premier secrétaire fédéral. Trois mandats qui semblent toute une vie tant cette responsabilité est prenante, enrichissante, exaltante mais aussi usante et stressante.

Le temps de se retirer, de passer la main est venu. Neuf ans, c’est court et c’est long en même temps. Cela laisse le temps de s’installer, de comprendre, d’apprendre, de réfléchir, d’acquérir de l’expérience, de se projeter. Mais cela peut aussi donner des habitudes, des facilités qui peuvent quelquefois ralentir l’activité militante. C’est pour cela que le changement est nécessaire, qu’il faut de nouvelles façons de faire, de penser, d’organiser pour que notre parti soit toujours en pointe dans la défense de ses valeurs et de ses idées.

Le 6 juin, nous organiserons donc une conférence départementale extraordinaire qui décidera d’une nouvelle direction fédérale avec une particularité, une proposition originale et novatrice : celle d’un binôme de camarades pour remplacer le secrétaire fédéral. Ce binôme pourrait se composer d’un secrétaire fédéral et d’un porte-parole.
Le congrès statutaire de 2016 nous permettra, collectivement, d’apprécier cette nouvelle forme d’organisation.
Mais si cette conférence fédérale sera une conférence de transition, elle doit être aussi l’occasion de réfléchir dans nos sections à notre organisation, à notre fonctionnement pour qu’il soit toujours plus efficace, toujours plus démocratique. Nous pouvons, voire nous devons nous fixer des objectifs en termes de renforcement du parti, en termes d’implantation sur certains secteurs, des objectifs pour des batailles à mener sur les services publics ou sur les entreprises, bref, être à l’offensive dans nos rapports avec les populations.

Je l’ai souvent dit. Etre dirigeant du Parti Communiste Français, ce n’est pas une chose facile. Surtout quand on exerce jeune cette responsabilité. Les communistes sont exigeants, quelques fois intransigeant et très souvent fraternels. Mais être dirigeant de ce parti, être jeune dirigeant, c’est s’inscrire dans une histoire politique qui s’inscrit, elle-même, dans l’histoire de notre pays. Le PCF a profondément marqué l’histoire de notre pays, il a façonné les conquêtes sociales et imaginé de nouveaux droits pour les travailleurs, il est le Parti des fusillés et de la résistance et s’est illustré dans les guerres coloniales en portant l’autodétermination des peuples. Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler le sacrifice de nos camarades face à la barbarie nazie et l’engagement de dizaines de milliers de communistes dans la lutte antifasciste et antiraciste quand, aujourd’hui, au plus haut sommet de l’État, on voudrait amalgamer FN et PCF.

Ainsi c’est dans cette histoire que l’on entre quand on devient dirigeant de ce parti. Mais on devient dirigeant de ce parti avec la plus belle des missions : participer à l’écriture de nouvelles pages de conquêtes sociales, de lutte anticapitaliste, de rassemblement progressiste, de victoires pour les exploités et de défaites pour les exploiteurs.
Le 6 juin, nous élirons une nouvelle direction fédérale, un nouveau secrétaire départemental et un porte-parole du parti qui auront besoin de l’engagement, de la force, de la fraternité de tous les communistes pour qu’ensemble nous puissions écrire les nouvelles pages de notre fédération.

Très fraternellement à chacune et chacun.

Cyril CINEUX
Secrétaire départemental du PCF 63


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