Conseil municipal de Clermont-fd du 16 novembre 2012 :

Débat d'Orientation Budgétaire. Intervention de Cyril CINEUX

"C’est notre premier Débat d’Orientation Budgétaire depuis que nous avons enfin tourné la page de 10 ans de droite. Ces années ont été marquées par de nombreuses attaques contre le monde du travail, elles ont vu de nombreuses divisions dans la communauté nationale avec un président de la République qui, au lieu de rassembler les Françaises et les Français, a préféré une politique de stigmatisation en opposant nos compatriotes les uns aux autres. Durant ces 10 années, les différents gouvernements se sont aussi durement attaqués aux collectivités territoriales et notamment à leur autonomie financière.


19 novembre 2012

Mais cette politique a été battue. Les Françaises et les Français ont choisi le changement. Certes, un changement mesuré, raisonnable, modeste, mais un changement tout de même. Or, comme des millions de Françaises et de Français, nous avons le sentiment que ce changement tarde à venir.

Sur la question européenne, on ne peut pas dire que ce soit le changement qui ait été mis en œuvre. C’est plutôt la continuité puisque le gouvernement a choisi de ratifier le traité Merckel/Sarkozy, avec les voix de droite, sans consulter le peuple français et sans en avoir changé une seule virgule, contrairement à ce qu’avait pourtant promis François Hollande.

Quand à la compétitivité, affirmer que le « coût » du travail est responsable de la situation économique du pays alors que depuis près de 30 ans on exonère les entreprises de cotisations sociales, cela s’inscrit complètement dans la continuité des politiques menées jusqu’à présent et qui ont donné les formidables résultats que l’on connaît en terme d’emploi.

En réalité, le diagnostic est faux. L’économie ne souffre pas du coût du travail. L’économie souffre du coût du capital. Deux chiffres, que l’on cite rarement, pour illustrer cela : en 2010, les sociétés non financières ont dépensé 145 milliards d’euros en cotisations sociales patronales et 2 fois plus en intérêts et en dividendes avec 308 milliards d’euros. J’ajoute que, depuis 2003, la somme des dividendes versés dépasse très largement la somme des investissements réalisé par les entreprises. L’exigence patronale d’un transfert massif des cotisations sociales vers les ménages apparaît pour ce qu’elle est : le refus de toucher aux dividendes versés aux actionnaires.

Faire un cadeau de 20 milliards d’euros en crédit d’impôts aux entreprises alors que, dans le même temps, le gouvernement n’a augmenté le SMIC que de 0,6 %, cela s’inscrit plus dans la continuité que dans la rupture.

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