Gilbert BEAUMONT :

Comme le temps passe !

Il y a de cela 48 ans, le 19 mars 1962, la guerre d’Algérie se terminait enfin. Depuis, pour moi, lors de chaque anniversaire, mes souvenirs refont surface. N’est-il pas anormal que la date du cessez-le-feu ne soit toujours pas reconnue officiellement ?


10 mars 2010

Il y a de cela 48 ans, le 19 mars 1962, la guerre d’Algérie se terminait enfin. Depuis, pour moi, lors de chaque anniversaire, mes souvenirs refont surface. N’est-il pas anormal que la date du cessez-le-feu ne soit toujours pas reconnue officiellement ? Que la droite s’y oppose, c’est compréhensible. Mais que la gauche, lorsqu’elle était au pouvoir, s’y soit également opposée, cela m’interroge. Il est vrai qu’il s’agit d’une certaine gauche, qui hésite à mécontenter les nostalgiques de « l’Algérie française ». Espèrent-elles, l’une et l’autre, gommer un passé si peu glorieux ? Des questions se posent : à quelle formation appartenait le Ministre de l’Intérieur lors des massacres de Sétif en 1945 ? À quel parti politique était inscrit le Premier Ministre qui, quelques années plus tard, profita des pleins pouvoirs naïvement accordés pour amplifier la guerre, alors qu’il avait juré de l’arrêter ?

Que dire du personnage de haute stature qui gouvernait alors notre pays ? Quelle était donc sa vraie nature ? L’Histoire est faite pour nous éclairer. Il fut un authentique résistant, il n’accepta pas le diktat des Etats-Unis, il toléra, pour une courte période il est vrai, des communistes dans son gouvernement. Mais il fut aussi celui qui s’appuya sur son passé illustre pour justifier l’instauration d’un pouvoir personnel. C’est bien lui aussi qui, en abandonnant sur le sol algérien les harkis enrôlés dans l’armée française, les voua à une mort certaine. Vous m’avez compris !


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