C'est pas très difficile d'être de gauche !


21 février 2012

C’est quoi être de gauche ?

A l’origine, la gauche s’est placée du côté du peuple contre la noblesse et le Roi. Au fil des années, la gauche s’est faite naturellement défenseure des travailleurs, de celles et ceux qui n’avaient que leur force de travail, manuel ou intellectuel, à vendre pour vivre. Pour cela, il a fallu qu’elle s’oppose à ceux qui détenaient le capital, les capitalistes. C’est ce qu’un vieux barbu a appelé la lutte des classes. Et depuis, cette lutte se poursuit. Lutte entre ceux qui détiennent le pouvoir de l’argent et le peuple.

Etre de gauche, ce n’est donc pas si difficile. Cela veut dire : être du côté du peuple. Mais être du côté du peuple implique de lutter contre ceux qui ont le pouvoir de l’argent. Car on ne peut défendre l’un sans combattre l’autre.

Etre de gauche, aujourd’hui, cela veut dire se battre pour les salaires, pour qu’ils augmentent, pour que la répartition des richesses soit plus favorable aux salarié-e-s qu’aux capitalitses ; cela veut dire se battre pour que le gain d’espérance de vie profite aux salarié-e-s et pas aux actionnaires et donc c’est se battre pour la retraite à 60 ans.

Etre de gauche, cela veut dire que l’on choisit le peuple, les peuples, contre la finance. Et que l’on se donne des armes pour lutter contre elle, par exemple avec un pôle public financier.

Mais il faut aussi ne pas se laisser désarmer. C’est bien ce qui se joue aujourd’hui avec le vote sur le MES, le Mécanisme de Stabilité Europénne.

Ce mécanisme, c’est la méthode employée pour la Grèce appliquée à tous.

Cela obligerait, s’il était voté, chaque Etat-membre de l’Union Européenne qui aurait besoin de financement à accepter des plans d’austérité.

C’est l’austérité à perpétuité !!

Ah oui, j’oubliais. Quand on est de gauche, on est attaché au respect de la démocratie et on s’oppose à ce que l’on confisque le pouvoir du peuple.

Et être de gauche, cela ne se proclame pas, cela se prouve.

Aujourd’hui, être de gauche, ce n’est pas très difficile, c’est voter contre le MES.

Et non pas s’abstenir car cela le ferait passer. Voter contre !

Aujourd’hui, le choix à faire, c’est le même depuis 2 siècles : les peuples ou la finance. Et c’est un choix de l’un contre l’autre. L’un et l’autre ne sont pas conciliables. Si c’est la finance, c’est contre le peuple. Si c’est le peuple, c’est contre la Finance.

Aujourd’hui, si j’étais député, puisque je suis de gauche, je voterais pour le peuple, contre le MES.


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