Ambroise Croizat, communiste et père de la Sécurité Sociale

Depuis 70 ans de nombreux gouvernements de droite ont tenté de détruire et d’affaiblir la sécurité sociale. Le gouvernent « socialiste » actuel, se révèle être très agressif contre le système social français en le remettant souvent en cause.


31 octobre 2014

L’un des hommes à l’origine de ce système de Sécurité social, l’une des mesures les plus révolutionnaires qu’a connu notre pays, est Ambroise Croizat, communiste au parcours exceptionnel, l’un des pères de notre système social si particulier dans le monde.

Ambroise Croizat est un homme politique français, né le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) et mort le 11 février 1951 à l’hôpital Foch de Suresnes.
Son père, Antoine Croizat, était ouvrier métallurgiste, syndicaliste il mena de nombreux mouvement de grève. Sa mère, Louise Jeannette Piccino, est employée dans un tissage de velours. Il travaille en usine dès l’âge de 13 ans lorsque son père est appelé sous les drapeaux en 1914. Apprenti métallurgiste, il suit en même temps des cours du soir et devient ouvrier ajusteur-outilleur dans la région lyonnaise.

Il adhère à la SFIO en 1918 après avoir adhéré aux jeunesses socialistes. Au congres de Tour, il est favorable à l’adhésion à la IIIe internationale, l’Internationale communiste. Il est l’un des personnages importants de la direction des jeunesses communistes de 1920 à 1928. Il devient membre permanent du

Parti communiste en 1925. En 1928, il est nommé secrétaire de la Fédération unitaire des métaux de la CGTU, il en sera le membre du Comité central jusqu’à sa mort.
Son activité politique commence réellement en 1936, alors que se réalise l’unité syndicale entre CGT et CGTU. Il devient secrétaire général de la Fédération unique des métallurgistes, qui regroupe alors 20 % des effectifs de la CGT. Aux élections générales législatives du 26 avril 1936, il est élu député dans la deuxième circonscription du 14e arrondissement de la Seine, C’est son premier mandat d’élu communiste. Il impose la loi sur les conventions collectives. Présent à Matignon, il signe les accords du même nom, établissant les congés payés et la semaine
de quarante heures.

En 1939, le 7 octobre, il est arrêté avec trente-cinq députés communistes. Il traverse quatorze prisons avant de subir les horreurs du bagne d’Alger. Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire autour du général de Gaulle.

Il va ensuite participer à la mise en place de sécurité sociale, notamment dans l’organisation des élections aux conseils d’administration des caisses et régimes des fonctionnaires. Il est à l’origine des projets concernant les comités d’entreprise, le statut des délégués du personnel, les conventions collectives, la prévention et la réparation des accidents du travail, le régime des prestations familiales.

En vingt-huit mois, il accomplit ainsi une œuvre révolutionnaire considérable.

Valentin Chabrier
Jeune communiste

« Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. »

Ambroise Croizat dit le « ministre des travailleurs ».


Je contribue
La contribution

forum info modere