COMPTE-RENDUS :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET CONSEIL DÉPARTEMENTAL 18 et 19 juin

Dans son rapport introductif, Cyril CINEUX, remercie et salue au nom du PCF l’engagement des militant-e-s et candidat-e-s du Front de Gauche et la dynamique extraordinaire de la campagne que nous avons menée. Avec 16,58 % dans le Puy-de-Dôme, nous réalisons à nouveau le meilleur résultat national du Front de Gauche. Nationalement avec 1,8 millions de voix, nous faisons 7%. Cyril remercie aussi Roger Bourdouleix qui quitte comme il l’avait annoncé il y a plusieurs mois, le bureau fédéral, pour son engagement, ses analyses et son rôle dans la direction fédérale et auprès de nos partenaires du Front de gauche.


11 juillet 2012

Présidentielle et législatives :

En cette fin de séquence électorale, nous pouvons affirmer que le Front de Gauche est apparu comme une force nouvelle et que le PCF a repris des couleurs et des forces. La perte de plusieurs sièges de député-e-s vécue à juste titre comme injuste, n’altère pas ce jugement, et nous devons faire vivre ces analyses auprès de nos militants, sympathisants et partenaires.

Même si les analyses des résultats demandent à être approfondies et mises en parallèle de l’activité militante, voici les premiers commentaires des membres du conseil départemental :

La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée. L’entrée du FN dans l’hémicycle et l’extreme droitisation de la droite sont des signaux d’alarme supplémentaires : n’oublions pas que les convergences institutionnelles emboîtent le pas aux convergences idéologiques. Nous devons y être attentifs, c’est de notre responsabilité.

A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d’une majorité absolue. La vague rose a occupé tout l’espace à gauche.

Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d’un groupe à l’Assemblée. Si cela se confirme, c’est une bonne nouvelle pour la démocratie.

Cependant, force est de constater, que le mode de scrutin, l’inversion du calendrier électoral, le poids du redécoupage et le rôle des médias dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l’Assemblée nationale au profit d’un bipartisme en permettant aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd’hui 90% des sièges à l’Assemblée nationale.

Dans les journaux locaux et nationaux, le Front de Gauche a toujours été évoqué de manière marginale alors qu’il est électoralement plus influent que bien d’autres partis présentés de façon plus détaillée. Que penser de ce traitement « inopiné » (et on l’espère provisoire) d’une composante significative de la gauche du paysage politique Que penser du fait qu’au niveau médiatique et européen, être contre l’austérité signifie être contre l’Europe ? Que penser d’une politique du spectacle et du buzz qui a pris la détestable habitude de déformer l’information selon leurs objectifs idéologiques ? Comment agir ? Comment combattre ce contrôle des médias par la classe dominante, la classe capitaliste ?

Il n’y a pas eu de mécanique entre élection présidentielle et législatives : la conduite de la campagne n’a pas été assez nationale.

Même si nous avons mené conjointement les 2 campagnes, notre visibilité n’a pas été suffisante.

« Avions-nous besoin d’une compétition directe avec le FN ? D’être le seul porte drapeau de ce combat ? » souligne un camarade. Le résultat a été contre-productif et il influe à la fois sur notre perception des résultats et sur l’importance numérique du groupe. Face à la capacité du FN à se « normaliser », il était de notre responsabilité historique de tenir ce drapeau : quand le capitalisme s’affaibli et que le mouvement social prend trop d’ampleur, il se tourne vers le fascisme.

Le flou de notre positionnement par rapport à une majorité de gauche a aussi joué un rôle. Le FDG a été perçu comme un grain de sable au programme de Hollande et non comme une garantie « de réussite » du changement. Notre positionnement « mi-chèvre mi-chou » nous a desservi.

Comment poursuivre le Front de Gauche ?

Des membres du Conseil départemental et militants de l’Assemblée Générale font part de leur expérience par circonscription. Les expériences sont différentes et les conclusions aussi. Néanmoins chacun s’accorde sur l’urgence de définir des règles de vie internes communes au Front de Gauche.

Les campagnes sur les 5 circonscriptions ont toutes été menées différemment, avec une implication plus ou moins importante de chaque organisation du Front de Gauche, de façon plus ou moins collective selon les secteurs.

Bref, si l’on veut réellement amplifier la démarche du Front de Gauche comme outil politique au service de l’implication populaire, il nous faut changer nos habitudes de travail et établir des règles communes de travail collectif.

Comment permettre aux non-encartés d’être des acteurs à part entière dans la production et l’orientation du Front de Gauche ? Comment amplifier la mise en commun de nos forces ? Comment développer nos relations dans le respect de chaque composante ?

Ces questions se posent à toutes les composantes du Front de Gauche. D’une construction de 3 appareils (PCF, PG, GU), nous sommes maintenant 7 (Convergence et alternative, FASE, PCOF, République et socialisme). De plus, nombre de citoyens nous ont rejoint et veulent continuer le travail politique entrepris sur la base de notre programme partagé, l’Humain d’abord !

Comment développer ce travail pour que le peuple reprenne le pouvoir ?

En créant un espace pour les non-encartés ? L’exemple des partisans du Front de Gauche, sous forme associative, n’a pas été une réussite, il nous faut poursuivre la réflexion.

Une fédération avec différentes tendances et adhésion directe ? Un parti unique ? Un Die Linke à la française ? N’est ce pas justement le rassemblement de plusieurs organisations qui fait la force du Front de Gauche aujourd’hui ? C’est une certitude pour le Conseil départemental.

Comment élargir le rassemblement et faire du Front de Gauche un outil politique au service de l’intervention populaire ?

Nous entendons poursuivre et amplifier la démarche de rassemblement du Front de Gauche. De nombreux militants nouveaux attendent du Front de Gauche et particulièrement du PCF une continuité dans l’action et les propositions, sans attendre les prochaines échéances électorales. Et ce ne peut venir que d’une activité au plus prés des citoyen-ne-s, dans leur quotidien, dans leurs luttes. C’est de cette manière que nous modifierons en profondeur les rapports de forces politiques, sociaux, culturels à gauche et dans notre pays. C’est de cette manière que nous développerons la poussée et la prise de conscience nécessaires pour changer le cours des choses.

Dans la période actuelle et à venir, nous savons toutes les raisons de développer nos propositions et de les confronter à celles de l’accompagnement de la crise. Il ne s’agira pas d’être contre ce gouvernement et espérer son échec, bien au contraire, il s’agira d’exercer tout au long de la mandature de nos députés notre démarche : faire remonter les exigences de transformations sociales sous forme d’amendements pour améliorer ce qui peut l’être, et de propositions de lois. Nous entendons être une force d’initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

Nous n’attendrons pas que l’heure de la révolution arrive, mais nous continuerons à entretenir et à faire grandir cette force que l’on a vu naître à la Bastille, à Marseille, à Lille et à Clermont au Zénith. La révolution ne tombe pas du ciel. Nous voulons que le programme du front de gauche ne s’arrête pas avec les élections de 2012, mais constitue une base de réflexion collective au delà des échéances électorales.

La participation au gouvernement

Marqués par l’histoire, blessés par les ragots de certains médias, les membres du conseil départemental, ont discuté brièvement des conditions d’une éventuelle participation au gouvernement.

Rappelant que notre Parti a pour vocation la volonté de diriger à tous les niveaux de l’Etat, bref que nous avons vocation à prendre nos responsabilités pour mettre en œuvre des politiques de transformations sociales, nous considérons aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour participer au gouvernement et être utile à notre peuple.

Nous prenons aussi en compte le fait que certains sympathisants avaient l’espoir de pouvoir compter sur des ministres Front de Gauche pour porter la dynamique et le changement sans être à la botte du PS. Mais nous ne pouvons aller au gouvernement sans conditions. A nous de l’expliquer à nos électeurs.

Relevé de décisions
et d’orientations :

- Amplifier la démarche Front de Gauche et diffuser l’appel du PCF : « Réussir avec vous le changement ». Fières et fiers d’avoir contribué à la victoire, nous souhaitons faire part de nos convictions et de notre engagement, pour répondre aux attentes populaires.

- Analyser en détail les résultats par circonscription et les mettre en parraléle de l’activité militante. Un conseil départemental sera consacré à cet échange.

- Mener une campagne de renforcement et d’adhésion. Un tract va être réalisée.

- Poursuivre et développer les objectifs du pôle formation.


Je contribue
La contribution

forum info modere