AMISOL : déclaration des élus du Front de gauche

Les élus du groupe Front de gauche du Conseil régional d’Auvergne, du Conseil général du Puy-de-Dôme, du Conseil Municipal de Clermont-Fd et de Clermont-Communauté ont pris connaissance avec stupéfaction du jugement rendu par la Cour d’Appel de Paris concernant le dossier de l’amiante dans l’entreprise AMISOL, inscrit dans la mémoire collective clermontoise comme un des plus grands scandales sanitaires de ce siècle. Le non-lieu prononcé à l’encontre de l’ancien patron de l’entreprise est vécu par les ex-salariés, leurs familles, de nombreux citoyens, comme une profonde injustice.

Signez la pétition :

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=AMISOL


14 février 2013

Jusqu’à la fermeture de leur entreprise en 1974, date à laquelle elles ont appris qu’elles avaient été tenues dans l’ignorance sur les risques de cette fibre, les ouvrières d’Amisol ont travaillé l’amiante dans des conditions effroyables. Depuis cette date, un grand nombre de ces salariés sont décédées, beaucoup dans la souffrance. Les autres vont mener un combat incessant pour faire reconnaître la responsabilité de leur employeur et s’organiser dans le CAPER (Comité amiante prévenir et réparer).

Aujourd’hui, après des années de lutte, ce non-lieu est une insulte à la mémoire de toutes ces ouvrières qui ont donné leur vie à l’entreprise et de toutes celles qui vivent encore, certaines avec dans leurs corps et leurs poumons les plaques pleurales, la gêne respiratoire et en permanence la menace du cancer. Leur combat est aussi un combat pour l’avenir, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

Comment comprendre qu’aucune enquête sur cette catastrophe sanitaire de l’amiante n’ait été réellement menée, que les procédures pénales engagées par les victimes ou leur famille soient systématiquement freinées ? Les responsabilités accablantes des industriels sont pourtant largement reconnues. En Italie, au tribunal pénal de Turin, le 13 février 2012, les plus hauts responsables européens du groupe Eternit ont été condamnés à 16 ans de prison et doivent verser plusieurs dizaines de millions d’euros de dédommagements aux parties civiles, en majorité des victimes. A contrario, en France, le blocage entretenu est un véritable déni de justice qui fait honte à notre pays. Il en est de même de la non application de décisions de justice exigeant le classement d’un site industriel ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante comme c’est le cas à l’Aciérie Aubert et Duval des Ancizes.

Pour leur part, les élus du Front de gauche exigent et continueront d’exiger la reconnaissance du droit des salariés à la santé ainsi que l’a fait André CHASSAIGNE à l’Assemblée nationale, en déposant un projet de résolution sur les mesures à prendre pour la pleine application des textes législatifs et réglementaires visant à assurer le droit à la santé des salariés.

Ils sont aux côtés des ex-salariés d’Amisol qui ont décidé de se pourvoir en cassation, pour que la justice reconnaisse tout simplement la responsabilité de leur employeur, pour que de tels crimes industriels ne se reproduisent plus jamais.

Signez la pétition :

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=AMISOL


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